Il y à 200 ans , Talleyrand arrive à Vienne

Premières passes d'armes au congrès de Vienne.

Arrivé depuis une semaine à Vienne, le délégué au congrès de Louis XVIII, Talleyrand, posait déjà problème aux quatre grands réorganisateurs du continent européen : Autriche, Russie, Grande-Bretagne et Prusse.

En effet, dès le 30 septembre où avait eu lieu une conférence ministérielle, le prince du Bénévent s'était évertué à protester contre les plans des grandes puissances ayant défait Napoléon. Cette conduite exclusive des négociations était pourtant inscrite dès le traité de Chaumont de mars 1814, dans l'article 5 où « les hautes parties contractantes se réservaient de se concerter entre elles […] sur les moyens les plus propres à garantir à l'Europe et à se garantir réciproquement le maintien de cette paix ».

Talleyrand était épaulé par le marquis de Labrador, représentant l'Espagne, autre pays qui n'entendait pas se conformer aux désirs des grands vainqueurs. Si l'Espagnol n'avait pas le Français en grande estime, ils s'étaient néanmoins entendus pour rehausser la position de leurs pays dans ces tractations. « Ils ont protesté contre la forme que nous avions adoptée ; ils nous ont bien tancés pendant deux heures ; c'est une scène que je n'oublierai jamais », comme le rapporta Gentz, le secrétaire du congrès.

Voir Thierry Lentz, Le congrès de Vienne. Une refondation de l'Europe 1814-1815 (Perrin, 2013)

LETTRE D'INFO de NAPOLEON.ORG, n. 729 3 - 9 octobre 2014