Löbichau, la bonne auberge de l’Europe

Francoise Aubret-Ehnert

Talleyrand avait dit un jour « les femmes, c´est la politique  ». Parmi toutes les femmes qui ont peuplé son  sérail, la duchesse Anne Dorothée de Courlande (1761-1821) est une bonne illustration de ce bon mot. Le baron de Vitrolles, émigré à Altenburg, ville qui se trouve à 20 Kms de Löbichau, rencontra la duchesse « elle était jeune encore, sa taille charmante n´était pas élevée, sa figure était fraîche comme celle des filles du nord, ses traits gracieux, ses yeux charmants, sa bouche délicate, ses dents superbes. Le seul défaut de son visage était peut-être son  nez un peu trop long » (cité par F. de Bernardy)

On l´appela la Sultane de l’hôtel Matignon. Elle tint beaucoup de place dans la vie et le cœur de Talleyrand avant d´être supplantée par sa propre fille Dorothée, épouse d´Edmond de Talleyrand-Périgord, neveu de Talleyrand. Pour en savoir plus, il faut lire la biographie qu´a faite M. L-J Arrigon : «  une amie de Talleyrand, la duchesse de Courlande (1761-1821) Flammarion ». Le seul inconvénient, c´est que ce livre date de 1946 et n´est pas facile à trouver. Dès qu´on approche le personnage, on lit Löbichau, le château de la duchesse en Saxe-Altenburg, c´est pourquoi, curieuse, j´ai voulu savoir ou se trouvait Löbichau. J’ai cherché et j´ai trouvé. La ville d´Altenburg se trouve actuellement en Thuringe et Löbichau aussi, alors qu’il est situé en Saxe dans les livres, d’oú la possible confusion. La raison est que la région fut rattachée à la Thuringe en 1920 et les habitants ont confirmé ce choix en 1990 après la chute du mur de Berlin.

Vous pouvez aussi consulter sur le site de l'association l´article Exposition à Rundale (Lettonie) "Courlande en Europe, duc Pierre Maison de Biron et les légendes de Courlande", et l'article Talleyrand, père de l’amitié franco-lettonne.. ainsi que le site http://www.thueringen-ost.de ou le site de la ville d’Altenburg  http://www.stadt-altenburg.de.

Maintenant que toutes les frontières sont ouvertes nous pouvons voyager dans ces pays qui étaient autrefois coupés du monde occidental. C´est pourquoi je me suis mise en route pour la Thuringe. Le château est là, près de l’autoroute E 40 en direction de Dresde, à la sortie Ronneburg, sur la nationale B7 en direction d’Altenburg.
 

La duchesse  quittait régulièrement son château en hiver pour se rendre à Berlin, Paris, Carlsbad ou  Vienne. Elle voyageait beaucoup. Une des premières á en parler est la Comtesse de Kielmannsegge, (que le même Arrigon traite de peste cette peste de Kielmannsegge écrit-il) grande amie de la duchesse qu’elle côtoie à Paris et admiratrice de Napoléon dans ses Mémoires qu´elle commence ainsi : « Le comte de Kielmannsegge m´avait amenée, moi et nos enfants, à l´automne de l´année 1808, venant de mes biens dans l´Oberlausitz, á Löbichau, la demeure campagnarde de la duchesse de Courlande, dans le duché de Saxe-Altenburg, de son coté, il priait la duchesse de se montrer comme une mère pour moi ».
C´est au même moment qu’Alexandre de Russie et Talleyrand se rencontrent à Erfurt.

Le duc Pierre de Courlande, époux de la duchesse avait acheté de nombreux châteaux (Wartenberg, Gellenau, Nachod, Sagan ) lorsqu´il avait vendu son duché à la Russie. La duchesse De Courlande avait  elle aussi acheté le domaine de Löbichau en 1796 qui lui appartenait personnellement, le tenant de son frère. Elle fit construire le château en style classique avec colonnes et péristyle sur des piliers de bois pour lui donner un fondement solide, car la région est marécageuse, elle aménage un jardin anglais et fait planter la forêt.

Le domaine  était un « Rittergut » qui existait depuis très longtemps, un domaine dans le vieil empire allemand qui appartenait á des nobles qui l'avaient donné à des chevaliers (Ritter) nobles en contrepartie de faire la guerre pour eux. Il bénéficiait de privilèges: pas de douanes, moins d’impôts, etc. Cette institution dura jusqu’en1927.

Les époux vivaient chacun de leur coté bien qu’ils aient eu ensemble six enfants dont deux morts en bas-âge. La duchesse était beaucoup plus jeune que son mari qui mourut en 1800 à Gellenau, elle se trouva veuve à 40 ans. Elle était « d’un tempérament généreux qu’elle légua à ses filles » selon F.de Bernardy qui utilise des expression mesurées pour dire qu‘elle avait du tempérament….et des amants. Une mondaine et une amoureuse, dit d’elle encore F. de Bernardy.  L´amant d’alors de la duchesse, Alexandre Batowski, nonce polonais, et probablement père de Dorothée, dernière fille de la duchesse, née en 1793 y avait trouvé refuge et souhaitait avoir une demeure à lui. Qu’à cela ne tienne, on fit venir des architectes d´Italie et on bâtit un petit château à deux kilomètres, entouré de chênes centenaires déplantés et replantés á grand frais,  Tannenfelde.  Ne s´entendant pas avec sa mère, c’est là que Dorothée habitait quand la duchesse revenait de Berlin à Löbichau.

   

En 1798, elle fit la connaissance à Carsbad du baron d’Armfeld, un suédois, son nouvel amant qui l’accompagna à Löbichau. Il la dissuada vite d’épouser Batowski, malgré la promesse écrite qu’elle lui avait faite, elle ne pourrait plus tenir son rang si elle devenait Madame Batowski…et celui-ci s’éloigna à Hambourg. A Armfeld qui avait séduit Wilhelmine, la fille aînée de la duchesse et lui avait même fait une fille, Gustawa, dite WaWa élevée en Finlande par son père, succéda un nouvel amant rencontré à Berlin, le baron d’Alopeus. Il y en eut d’autres…

La jeunesse de Dorothée se passa donc entre Berlin et Löbichau. A Berlin, la duchesse ne cachait pas son amour pour la France et les Français qui l’amusaient et pour Napoléon qu’elle admirait. Elle avait, de ce fait, une réputation déplorable compensée seulement par sa très grande fortune .

A l´époque, Löbichau était une grande demeure avec un péristyle et un fronton grec qui existent toujours avec un parc devant le château avec des corps de bâtiment derrière en carré qui formaient le domaine entouré de terres, de fermes et de bois. Assez isolée, la région ressemblait à la Courlande que la duchesse avait dû quitter. Elle était très attachée à cet endroit qui fut visité par de nombreuses personnalités au cours des 25 années où elle y résida malgré l’éloignement et la solitude des lieux. Elle recevait aussi de nombreux Courlandais qui lui rendaient visite. Dans ses souvenirs  « Drei Sommer in Loebichau », 1819-1821, Emilie von Binzer parle de cent personnes qui y séjournaient à la fois. On a l´impression que tout ce que l’Europe comptait de personnalités de l´époque était passé par là. Des savants, des artistes, des poètes furent les hôtes de la duchesse, on y donnait des fêtes et on jouait des pièces de théâtre. On ne s’ennuyait donc pas. Johann Gottfried Schink, le poète de Sagan lui composait des poèmes pour la remercier de ses cadeaux. Sa sœur, Elisa von der Recke  y séjournait souvent en compagnie de son ami, le poète Tietge, dont on interpréta un prologue en vers en 1818, si bien qu’on surnomma Löbichau «  la cour des muses ». Les filles de la duchesse, Wilhelmine, Pauline et Johanna (les trois Grâces de Courlande) y séjournaient aussi accompagnées d´enfants, dont Emilie qui était une nièce de Wilhelmine. Le château contenait une riche bibliothèque, des estampes et des tableaux de maîtres, de somptueux vases de porcelaine, entre autres deux vases colossaux, cadeau du tsar Alexandre de Russie qui lui rendit visite après l´entrevue d´Erfurt en octobre 1808. Il n’était pas seul, le prince Troubetzkoi, Caulaincourt et Edmond de Périgord l’accompagnaient, mais Dorothée dit qu'elle ne l’avait même pas regardé …. C’est donc á Löbichau que Dorothée rencontra pour la première fois et pour son malheur son futur époux.

   

La duchesse était une personnalité cosmopolite, elle avait des biens partout en Europe, russe vivant en Allemagne, elle avait des relations étroites avec le tsar Alexandre auquel elle devait sa fortune  car il lui versait une pension en paiement de son duché de Courlande.

Talleyrand, en relation avec Dalberg et Vitrolles, était très au courant des affaire de Courlande Il écrit : « j’avais souvent entendu parler, en Allemagne et en Pologne, de la duchesse de Courlande. Je savais qu'elle était distinguée par la noblesse de ses sentiments, par l’élévation de son caractère et par les qualités les plus aimables et les plus brillantes. La plus jeune de ses filles était à marier... Ce choix ne pouvait que plaire á Napoléon. Il ne lui enlevait point un parti pour ses généraux qui auraient été refusés, et il devait même flatter la vanité qu´il mettait à attirer en France les grandes familles étrangères…Je résolus donc de demander pour mon neveu la princesse Dorothée de Courlande et pour que l’Empereur Napoléon ne pût revenir, par réflexion ou par caprice, sur une approbation donnée, je sollicitai de l’empereur Alexandre, ami particulier de la duchesse de Courlande, de demander lui-même la main de sa fille pour mon neveu » ( cité par F.de Bernardy)

Vitrolles lui avait d’ailleurs écrit : «  Mademoiselle Batowski est une mine du Pérou ». De nombreux prétendants, princes allemands, avaient eu vent de la richesse de Dorothée et assiégeaient Löbichau.  Dorothée s’était réfugiée à Tannenfelde.

Quand Talleyrand demanda donc au tsar la faveur d´intercéder auprès de la duchesse pour obtenir la main de sa fille Dorothée pour son neveu Edmond, celle-ci ne put qu´accéder á sa demande pour conserver les faveurs du tsar qui lui assurait ses revenus. De plus ,elle brûlait d´envie depuis longtemps de s'installer à Paris.

En février 1809, le cor sonna pour annoncer l´arrivée d´un étranger, c’était Edmond. Il reviendra en mars, fiancé en titre, avec son père, Archambaud de Périgord. Batowski, revenu en hôte au château, avait usé de toute sa persuasion pour convaincre Dorothée qui finalement avait bien été obligée de se  rendre aux raisons de sa mère.

La fidèle amie de Talleyrand, la princesse Tyszkiewicz se trouvait aussi à Löbichau quand les troupes françaises dévastaient la Saxe en 1807.

Comme on le constate, beaucoup de monde avait passé au château des séjours plus ou moins longs. Généreuse, la duchesse l’était certainement, son château était la bonne auberge de l’Europe.

Le mariage de Dorothée eut lieu le 23 avril 1809 à Francfort, sans ses sœurs qui étaient hostiles aux français et à cette union et sans Talleyrand qui avait initié ce mariage. Par contre étaient présents le père du marié, Archambaud de Talleyrand-Périgord, la mère de la mariée, la duchesse qui accompagna sa fille á Paris, ainsi que des témoins : M. d`Hédouville, M. de Salignac-Fenellon, M.Rapp, et le comte Léopold de Beust. Talleyrand fut déçu par la fille, maigre et chétive, mais ravi par la mère  « à la peau d ‘une blancheur éblouissante, l’ oeil vif et caressant, il trouva charmante cette grande dame rompue aux intrigues amoureuses comme aux intrigues politiques et bientôt une tendre intimité s´établit entre eux, elle se transforma bientôt en une longue liaison, passionnée et jalouse du coté de la duchesse, sensuelle chez Talleyrand »   (F.de Bernardy) La comtesse de Kielmannsegge prétend même que la duchesse avait eu le dessein de se faire épouser par Napoléon….Mais Napoléon voulait un héritier, et malgré sa richesse, elle était un peu trop vieille…Est-ce le dépit amoureux qui la fit ensuite conspirer contre lui ? Le rusé Talleyrand savait l´utiliser pour écrire au tsar pour trahir son maître Napoléon, il lui dictait et elle écrivait les messages de trahison.

En 1810, la comtesse Potocka remarqua la liaison et écrit : « M. de Talleyrand qui n’était pas insensible aux charmes de cette femme , l’avait mise au premier rang des intimes de Mme de Laval  et dans ce salon, il était convenu d’admirer tout ce que la duchesse faisait…son vieil adorateur l'attendait toujours et la contemplait avec une admiration propre à faire mourir de jalousie tout son sérail, dont ma tante Tyszkiewicz faisait partie (F.de Bernardy).

Elle quitta Paris en 1812, pressée de préserver les rentes que lui versait le tsar, car elle avait fait beaucoup de dettes à Paris où elle recevait beaucoup. Napoléon qui avait eu vent de ses intrigues la vit partir sans regrets, elle ne reparut plus avant la restauration. Talleyrand avait organisé le départ de ces dames, la comtesse Tyszkiewicz,  Mme de Laval et d’autres, de son sérail. Je cite encore la comtesse de Kielmannsegge: «  dimanche 8 mars 1812 : la duchesse de Courlande se prépare à partir pour son château de Löbichau en compagnie de Monsieur de Talleyrand, du comte de Narbonne et de Madame de Laval. Le comte  Golowkin a décliné l´invitation parce que c´est contraire à ses convictions que la duchesse s´entoure de français alors qu´elle est chargée de dettes et qu’elle est sujette russe. Il considère que c’est une légèreté de sa part qui pourrait lui coûter sa pension annuelle de la cour de Russie, il l´a persuadée de passer deux ans en Suisse pour mettre de l’ordre dans le désastre de sa fortune et pour éviter que Löbichau ne devienne pendant la guerre un point de rencontre pour les troupes françaises, mais elle, elle n´a que son ami en tête qu’elle ne veut pas abandonner. »

Elle entretenait alors une correspondance très tendre avec Talleyrand qui lui faisait des déclarations d´amour passionnées: « je ne vois de bonheur qu’auprès de vous, c’est là que tendent tous mes voeux ». Il lui écrit de Vienne pendant  le Congrès, elle s´y rend aussi. Ses fille sont les reines du congrès, elle-même brille de tous ses diamants, mais bientôt elle doit se rendre á l´évidence. Apres Wilhelmine, qui lui avait volé son amant Armfeld, sa fille Dorothée l´a remplacée dans le cœur de Talleyrand. Et comme il ne rompait jamais ses liaisons, il continuait à lui écrire ses billets doux. Elle mourait de jalousie du succès de sa fille auprès de Talleyrand, mais Dorothée avait aussi d’autres succès auprès d’hommes plus jeunes et plus séduisants…Le congrès passé et les orages calmés, on s´accommoda de la situation, Mme de Talleyrand eut la délicatesse de s’éloigner (ou bien fut-elle chassée ?) quand ces dames furent revenues à Paris et que Dorothée s’installa chez son oncle. La duchesse partageait son temps entre les différentes demeures qu´elle possédait en Europe et lui rendit visite plusieurs fois á Valençay. Quand on connaît les distances, avec les moyens de transport de l’époque, ça laisse rêveur…

La duchesse, veuve, riche et libre est un bel exemple de femme émancipée avant la lettre. Elle était en contact avec toutes les personnalités politiques de l’époque. Auprès de Talleyrand, nul doute qu’elle joua un rôle politique et déjà en 1806, Napoléon lui avait interdit de venir en France. Vu de notre époque, c’est une femme fascinante, amie des lettres et des arts, qui savait jouir de la vie, généreuse, qui faisait profiter les autres de sa fortune.

Dans les premières années de la Restauration, elle fut une des reines de Paris et donne des bals et des réceptions, couverte de diamants, et de dettes, elle passe les étés à Löbichau et l´hiver á Paris « Elle a une excellente maison où toute la bonne compagnie accourt cette duchesse a dans tous ses salons le portrait en pied de M. de Talleyrand  » dit la marquise de Montcalm, sœur du duc de Richelieu qui avait remplacé Talleyrand aux affaires.

L’apogée de la gloire de Löbichau se situe à la fin de la vie de la duchesse , dans les années 1819-1821.
En été 1821, elle tomba malade et mourut le 20 août dans son château, âgée seulement de 60 ans. Le poète Schink écrivit l’épitaphe, le superintendant de Ronneburg, Dr J. Schuderoff fit un discours, conservés à la bibliothèque de Corvey. Un service funèbre fut dit aussi à l’église évangélique de Paris. Talleyrand en fut désespéré. « Je la regretterai jusqu´a mon dernier jour » dit-il  et plus tard, en contemplant son portrait, il essuya une larme en disant « je ne crois pas qu’ il y ait jamais eu sur terre une femme plus digne d'être aimée ».

Elle fut enterrée d’abord à Löbichau et en 1878, on transféra ses restes à Sagan, (actuellement en Pologne, voir l’article sur le château de Sagan) dans la Kreuzkirche, petite chapelle que Dorothée avait fait construire où reposent aussi ses soeurs et son fils aîné né, Louis de Talleyrand-Périgord , duc de Valençay et de Sagan.

 

Löbichau échut á sa fille Johanna, duchesse d´Acerenza, celle qui avait été enlevée par un musicien dans sa jeunesse et déshéritée de ce fait par son père, elle vécut jusqu´à 94 ans et mourut en   1876.
Grâce à l'aimable collaboration de la secrétaire de mairie de Löbichau, j´ai copié les pages d´un livre qui relatent le devenir du château après la duchesse d´Acerenza. Sa nièce, Julie Thérèse, dite Fanny de Biron de Courlande, née en 1815, dernière fille du prince Gustave de Biron mort en 1821, mariée au général prussien Hermann von Boyen hérita du château. Elle mourut en 1888 et sa fille  Luise von Boyen en hérita á son tour. Sur la façade se trouvent des blasons, où l´on peut lire les noms des propriétaires du château.

 

Qu´advint-il de Tannenfelde ? en 1899 le docteur Tecklenburg acheta le petit château, il en fit une clinique neurologique et psychiatrique. Actuellement, c´est une maison de retraite assez bien conservée, il y a plusieurs corps de bâtiments et les beaux arbres sont toujours là, le parc est très bien entretenu. Dans le château se trouve l´administration de la maison.

Autrefois région essentiellement agricole, en 1968, intervient le bouleversement économique qui a fait du village le centre des mines d’uranium. Tannenfelde se trouve maintenant directement près de l’autoroute et des anciennes mines. La RDA avait dévasté des régions entières avec les mines de lignite, mais le château fut épargné, peut-être à cause de la maison de retraite. Les mines sont désaffectées en 1991. Les tours d´exploitation demeurent. Le village de Löbichau a retrouvé son isolement et son calme.

Et Löbichau aujourd’hui ? Le château a été aussi transformé depuis 1946 en une maison de retraite et c´est bien décevant. Les bâtiments sont décrépis, une grande cheminée dépare la façade, une épicerie se trouve au rez-de chaussée, on a fait de l´utile. Les corps de bâtiment sont encore là, mais en mauvais état. Heureusement, on a gardé le parc et la mairie vient de s’installer dans un des bâtiments derrière le château. Je n’ai pas de détails sur le devenir de Löbichau entre 1888 et 1946, je recherche. On ne peut que souhaiter que cette grande demeure au passé prestigieux ne reste pas dans l´oubli et qu’elle attire les amoureux de l’histoire de l’Europe qui déjà  à cette époque était une réalité.

   
 

Belefeld,  Allemagne janvier 2001

Bibliographie

Les sources sont nombreuses, car dès qu´on lit un ouvrage sur Talleyrand- et ils sont légion-on trouve le nom de la Duchesse de Courlande et de sa fille Dorothée de Talleyrand, duchesse de Dino et de Sagan. Malheureusement, les plus récents ont déjà 30 ans. Un livre qui lui est consacré toute entier est en français, celui de :