Quelques notes de voyage sur les pas des Ducs de Courlande

Jacqueline et Yves Boulvert

 

Lorsque nous avons formé le projet de voyager dans les pays Baltes, nous étions motivés par diverses curiosités. D’abord, l’attrait des pays Nordiques auréolés pour nous du prestige de l’éloignement et du froid ; ensuite, l’intérêt historique lié à un lieu mythique, la Courlande, et à une famille prestigieuse, celles des Ducs de Courlande. Mais, en quittant la France, nos connaissances purement livresques relevaient plus du fantasmatique que du réel. C’est vraiment sur le terrain, en Lettonie, que nous avons compris et senti l’importance de la dynastie des Ducs au XVIIIème siècle et mesuré leur rôle déjà européen. Nous avons suivi leur histoire en traversant la Lettonie du Nord au Sud, de Riga à Bauska.

 

Kalnciems, berceau de la famille von Bühren ou von Biron, ancêtres de la Duchesse de Dino.

A quelques kilomètres de Jurmala, aux portes de Riga, premier contact avec la famille de la Duchesse de Dino, « l’égérie de Talleyrand », selon l’intitulé du livre de Micheline Dupuy : Kalnciems, paisible bourgade entourée de forêts et de marais, qui fut au XVIème siècle, le berceau de la famille von Bühren ou von Biron, ses ancêtres. Micheline Dupuy écrit (p. 14) : « En 1585,  Karl von Bühren, fils de Mathias von Bühren, originaire de Westphalie et propriétaire terrien en Courlande en 1564, obtint du Duc Gotthard Kettler un document certifiant qu’il lui attribuait définitivement le fief de Timzas ou Timssen, appelé plus tard Kalnciem ... En 1653, naquit Karl von Bühren, seigneur de Kalnciem, désigné sous le nom de von Biron sur les documents conservés aux archives de Riga, père d’Ernst Johann von Biron », grand-père du Duc Pierre et arrière-grand-père de la Duchesse de Dino. 

Jelgava, ancienne capitale du duché de Courlande-Semgallen (Mitau en allemand)

Venant de l’Est, nous franchissons le pont sur la Lielupe et sommes d’emblée saisis par l’importance du Château de Mitau, sur la rive gauche du fleuve. L’impression est frappante car nous venons de traverser d’aimables bourgs au milieu d’un « plat pays » et Jelgava, quatrième ville de Lettonie, fait malgré tout figure de cité provinciale. Or, les dimensions du château, la seule longueur de la façade du bord de l’eau laissent supputer tout le glorieux passé de la ville et de ses fondateurs. Etonnés, nous comprenons que nous sommes au coeur de la Courlande, province au nom mythique, fief jadis du Duc E.J. Biron, célèbre et fortuné ancêtre de la Duchesse de Dino.

En un instant, dès le franchissement du pont, nous convoquons tous nos souvenirs historiques.

D’abord, la Courlande. Un nom bénéficiant de l’aura des pays nordiques : neige, traîneaux et fourrures. Un lieu paré de l’éclat des contrées lointaines. Le mot nous a souvent fait rêver sans que nous sachions exactement où localiser cette terre qui eut une histoire tourmentée et fut liée à la France à plusieurs reprises. Un duché autonome pendant deux siècles et demi (1561 à 1795). Après avoir connu deux périodes de gloire au XVIIème siècle, sous le règne du Duc Jacob (1619-1681), et au XVIIIème siècle sous Ernst Johann Biron, il  fut annexé à l’empire russe, en 1795, du vivant même du dernier Duc de Courlande. Singulière destinée d’un territoire victime des vicissitudes de l’histoire.

Ensuite, un titre de noblesse, duc ou duchesse de Courlande, porté par deux prestigieuses familles unies non par le sang mais par le sol, celle des descendants du premier Duc Gotthard Kettler (1517-1587) et celle du Duc Ernst J. Biron et de ses descendants. Et, au XVIIIème siècle, une cour brillante, européenne avant la lettre, rassemblant les esprits éclairés de l’époque.

Enfin, un château ou plutôt des châteaux, car le duc E.J. Biron fit non seulement construire l’immense château de Mitau-Jelgava, mais aussi le somptueux château de Rūndale et d’autres résidences d’été (Manoir de Vircava) ou pavillons de chasse (Manoir de Zala). Le château de Mitau, fut commencé en 1738, d’après les plans du grand architecte Rastrelli, sur  l’emplacement de l’ancien château de la dynastie Kettler.

Notre première impression est la surprise devant l’importance et la magnificence de ce grand quadrilatère fermé, posé sur le bras de terre entre les rivières Lielupe et Driska.

 

Château de Mitau vu de la berge de la Lielupe

Quatre corps de bâtiments sur trois niveaux, crépis en rouge et ponctués de grandes fenêtres. Décoration baroque rythmée et ornementée.

 

Façade et entrée Nord du Château de Jelgava (Mitau)

Nous contournons, par l’Est, ce vaste ensemble en longeant la rivière. Nous sommes si perplexes devant ce « locus clausus » dont le projet initial, apprendrons-nous plus tard, ne prévoyait pas la fermeture à l’Ouest, que nous demandons à un étudiant sur le parking s’il est possible d’entrer. « Aucun empêchement », nous répond-il, surpris de notre question. Nous pénétrons par la porte Nord dans la vaste cour intérieure. Du côté Est, un perron permet d’accéder au bâtiment central, dont l’élégant avant-corps, blanc surligné de rouge, est  percé de fenêtres en plein cintre décorées de motifs en fonte.

Le château de Jelgava abrite, depuis 1937, l’Académie d’Agriculture, devenue, en 1991, Université d’Agriculture. Dépouillé de son ornementation intérieure et de tout son mobilier, il n’est plus aujourd’hui qu’une grande coquille au service des étudiants. Les salons d’apparat et autres pièces ont été transformées en salles de cours ou laboratoires. Néanmoins, le hall d’entrée subsiste au rez-de-chaussée, ainsi que les grands corridors du plan primitif, et surtout la précieuse crypte, quasiment à l’emplacement de la crypte primitive du château des Kettler.

Voyant des étudiants entrer et sortir, nous pénétrons dans le hall d’entrée, tout simplement désireux de percevoir l’atmosphère de ce grand château chargé de souvenirs. Notre intrusion est tout de suite repérée et une secrétaire de l’Université nous propose de visiter une pièce transformée en petit musée. Elle nous confie à un guide qui, hélas, ne parle pas français et peu l’anglais. Nous ne pouvons guère profiter de ses explications. Pourtant les documents pieusement conservés dans les vitrines en disent long sur le passé tourmenté du Château : plans, projets de construction, gravures anciennes, photographies émouvantes du décor et du mobilier subsistant en 1912-13, notamment la chambre et le bureau du Duc, encore en état avant l’incendie provoqué en 1919 par l’armée Bermont-Avalov, qui poursuivait sa lutte contre les Bolcheviks. Photos poignantes des destructions des guerres. Dommage que nous soyons insuffisamment préparés à cette visite . Un peu plus avertis, chaque document aurait éveillé en nous un écho.

Autre lieu vénéré : la crypte, témoignage s’il en est du passé du Duché de Courlande.

Dès l’entrée dans la crypte familiale des Ducs de Courlande, isolée, en sous-sol, au bout de l’aile Sud du château, nous sommes assaillis par un sentiment de mélancolie bien explicable dans un endroit si riche d’histoire et en même temps si révélateur de la grandeur et de la décadence des entreprises humaines.

La crypte, faiblement éclairée, a franchi les siècles en dépit des innombrables destructions des guerres et des révolutions. Maintes fois pillée, saccagée, elle reste aujourd’hui, tandis que tout le faste intérieur du château de Mitau a disparu, l’ultime témoignage de la grandeur de ce palais, du défi de son riche commanditaire, le Prince Ernst-Johann von Biron, et du prestige de la dynastie des Ducs de Courlande. Peu rutilante actuellement faute de moyens financiers, elle fait pourtant toujours l’objet de soins, ne serait-ce que de pieuse conservation. Les sarcophages ont perdu beaucoup de leurs attributs précieux ; parfois boiteux ou éventrés, ils n’ont plus l’éclat attesté par les chroniques du passé ; les magnifiques tissus brodés, outre les actes de vandalisme, ont subi les outrages du temps ; les croix ont été arrachées et les armes du Duché ont perdu leurs riches dorures. Mais en dépit de ces déprédations, les sarcophages sont encore là, et il en émane, comme de beaucoup de lieux inspirés, le sentiment de présences évanescentes qui relient les siècles entre eux, constituant la trame de l’histoire du duché de Courlande, de l’Europe des Lumières et de la Lettonie d’aujourd’hui.

Dans le silence de cette crypte, devenue insolite dans l’immense Château de Jelgava transformée en Université, et dans cette atmosphère étrange, confinée, un peu oppressante, nous ne pouvons manquer d’évoquer les illustres figures du passé, et notamment l’extraordinaire destinée du Duc Ernst Johann von Biron, grand-père paternel de la Duchesse de Dino. Singulière cohabitation  post mortem,  dans la crypte familiale, de la branche issue de Gotthard Kettler (1517-1587), premier Duc de Courlande, et de la branche von Biron, issue d’Ernst Johann, élu Duc de Courlande en 1737, sans aucun lien de sang avec la dynastie Kettler.

Ernst Johann était le fils d’un propriétaire terrien Karl von Buehren. Il eut la bonne fortune de devenir le secrétaire et favori d’Anna Joanovna, veuve de Frédéric Guillaume (1692-1711), fils du Duc Frédéric Casimir (1650-1698) et petit-fils de l’illustre Duc Jacob (1619-1681), sous le règne duquel le Duché prospéra et connut son âge d’or. A la mort du Tsar Pierre II Alexeïevitch, petit-fils de Pierre-le-Grand, Anna Joanovna, fille d’Ivan V, fut choisie pour devenir Tsarine de Russie. Le destin d’Ernst Johann, protégé et déjà très influent en Courlande, prenait un essor nouveau et encore plus prometteur. Nommé chambellan impérial, puis grand chambellan, il reçut l’ordre de Saint-Alexandre-Nevsky et l’ordre de Saint-André. Comte du Saint-Empire, comte russe, il brigua, à la mort du Duc Ferdinand, dernier représentant de la famille Kettler, le titre de Duc de Courlande. Avec l’appui du roi de Pologne, il fut élu le 12 juin 1737 à la tête du Duché et nomma le jour même prince héritier, son fils Pierre, futur père de la Duchesse de Dino. Son ascension éblouissante ne s’arrêta pas là. La Tsarine, malade, nomma Ernst Johann régent de l’empire et tuteur du futur tsar, un enfant de deux mois Ivan Antonovitch, désigné par elle comme son successeur. Selon les termes de Micheline Dupuy, « L’avenir d’Ernst Johann, de sa famille et de son duché paraissait ainsi bien assuré ». C’était sans compter les revers de fortune. La Tsarine mourut le 28 octobre 1740. Immédiatement, Ernst Johann se vit contesté, destitué, arrêté, jugé, convaincu d’abus d’influence et de détournement des fonds de l’Etat. Au Capitole, succédait la triste roche Tarpéienne. Le Duc de Courlande fut banni à vie et exilé en Sibérie, près de Tobolsk. Avec sa famille, il mit cinq mois, de juin à novembre 1741, pour gagner son lieu de relégation. Six semaines après son arrivée, rebondissement inattendu, la nouvelle impératrice Elisabeth Petrovna lui octroyait sa grâce. Mais aux portes de Moscou, nouveau rebondissement, l’impératrice avait changé d’avis ! La famille d’Ernst Johann von Biron dut se rendre à Iaroslavl. Exil qui dura plus de vingt ans ! Ce n’est qu’en 1762, que Catherine II, la grande Catherine de Russie, accorda son pardon à Ernst Johann et lui restitua son Duché avec tous ses biens ! Etonnante épopée, singulièrement représentative des vicissitudes de la vie humaine que celle du grand-père de la duchesse de Dino ! Le Duc Pierre son fils, Dorothea sa belle-fille et Dorothée sa petite-fille, la duchesse de Dino, auront aussi, à l’instar de leur ascendant, des vies hors du commun et des destins surprenants, dans une Europe troublée, marquée par les coups de balancier de l’histoire.

 

Sarcophage restauré du Duc Ernst Johann  Biron

C’est peut-être de cette réflexion sur la relativité des choses qu’est lourd le silence de la crypte du Château de Mitau. Il est chargé aussi d’une méditation sur la fragilité de la vie. Sur les 29 personnes inhumées dans la crypte, 12 enfants sont morts avant d’atteindre six ans. La lignée des Kettler s’est éteinte faute de descendants. Le jeune époux d’Anna Ivanovna, Frédéric Guillaume, est mort à 19 ans, la laissant veuve à 18 ans.

25 tombeaux abritent les descendants de Gotthard Kettler, quatre ceux de la famille von Biron. Certes les parents de la Duchesse de Dino ne sont pas enterrés à Jelgava. Mais sont présents dans la crypte les sarcophages de ses grands-parents, le Duc Ernst Johann et la Duchesse Bénigne Gottlieb, les tombeaux de son demi-frère, un enfant mort-né en 1766, fils du Duc Pierre, son père, et de sa première femme, la Princesse Caroline Louise, et ceux de ses frère Pierre (1787-1790) et soeur Charlotte Frédérica (1789-1791), tous deux morts en bas-âge. Le faste des sarcophages en étain ou en cuivre, la riche ornementation encore visible, la symbolique du pouvoir : lions et orbes, armoiries en relief, blasons et écussons, rappellent indéniablement le passé glorieux du Duché de Courlande, mais évoquent aussi maintes tragédies au nombre desquelles d’incessantes guerres et occupations qui forment le socle historique de la Lettonie actuelle.

Le petit musée avoisinant la crypte est émouvant à plus d’un titre : par son exiguïté qui en dit long sur les pillages subits, par la valeur des éléments décoratifs subsistant, témoignages de l’inventivité et du savoir-faire des artistes ébénistes, sculpteurs, fondeurs, peintres, tisserands, passementiers, par le travail de restauration des tissus, notamment des broderies et dentelles, et des habits de cour, par le souci manifeste, en dépit du manque de moyens évident, de préserver les richesses du passé, trop longtemps ignorées ou méprisées. Les modestes vitrines, faiblement éclairées, gardent ce petit trésor, dans l’attente d’une muséographie moderne.

La visite de ces lieux chargés d’histoire, perdus au bout d’interminables couloirs, dans un château magnifique mais vidé de sa substance, nous laisse interloqués. Nous sortons, silencieux, sous le coup de l’histoire morte d’un Duché qui n’existe plus.

Le château de Jelgava, un lieu « habité ».

Dans la cour, nous contemplons de nouveau les lieux et ne pouvons nous empêcher de les meubler par la pensée de leurs hôtes illustres. D’abord, Pierre le Grand qui, le 24 avril 1697, visita Mitaw devenu Mitau. Puis l’illustre dynastie des Kettler, celle des Biron, la Duchesse Dorothéa écrivant de façon prémonitoire en avril 1793, deux ans avant la suppression du Duché, que sa patrie était « dans un état déplorable et l’avenir voilé d’un crêpe noir ». Dans son exil, le comte de Provence, dit Comte de Lisle, futur roi Louis XVIII, accompagné des deux fils du Comte d’Artois et de « l’orpheline du temple », Marie-Thérèse, fit deux séjours au Château : 1798-1800, puis en 1806-1807. Il y reçut la visite de Pichegru et Dumouriez, et y maria sa nièce, la fille de Louis XVI, au Comte d’Angoulême. Le tsar Alexandre Ier s’y arrêta le 30 mars 1807, avant la rencontre de Tilsit. L’abbé Edgeworth, confesseur du roi Louis XVI y mourut le 22 mai 1807.

Impossible également de ne pas songer aux incroyables vicissitudes que connut cet ensemble architectural : pillages durant l’exil en Sibérie du Duc Ernst Johann Biron (1740 à 1762),  incendie en décembre 1788, laissant la moitié du palais en piteux état. La Duchesse Dorothéa note, lors de sa visite au Comte de Lisle : « Jamais château n’a souffert à ce point ... Tout est dégradé, sale au possible, sans meubles, sans tentures, les chaises en lambeaux, les plafonds abîmés par la pluie. Le chemin qui conduit au château est couvert des deux côtés de toutes les saletés qu’on y jette ... ». Deux incendies au cours du XXème siècle, en novembre 1919 et en juillet 1944. Difficile de s’arracher à ces réminiscences.

La ville de Jelgava et les traces des siècles passés 

Bref aperçu de Jelgava, quatrième ville de Lettonie (66 000  habitants) : Eglise luthérienne Sainte Anne construite en 1567, la plus vieille de la cité, Eglise Catholique Livberze en bois, Cathédrale orthodoxe Sainte Anne et Saint Siméon, première église orthodoxe du Duché, murs blancs, bulbes bleus, fraîchement restaurée, édifiée sur l’ordre de Catherine II en 1774, sur un projet de F.B. Rastrelli, et surtout la belle « Academia Petrina », construite en 1775, sur l’initiative du duc de Courlande, Pierre Biron et sur les plans de l’architecte S. Jensen. Noble façade ornementée, rouge et blanche à colonnes, frontons et lanternon. Aujourd’hui, elle abrite le Musée d’Art et d’Histoire, malheureusement fermé lors de notre passage.

 

Façade de l'Académie Pietrina

Pilsrundāle, à 50 kilomètres de Jelgava.

Grille de la cour d'honneur du Château  de Rundāle

Admirable château de Rundāle. Tout est éblouissant : l’extérieur monumental sur un plan en U, joyau de l’art baroque, la cour d’honneur, les grilles, les communs et le jardin à la française qui, une fois les travaux de restauration achevés, ouvrira de magnifiques perspectives.

 Cour intérieure du château de Rundāle

 

Les communs du Château de Rundāle

L’intérieur est à l’unisson : 138 pièces, dit-on ; riches salles d’apparat, somptueux décor rococo, marqueterie, dorures, peintures, stucs et bas-reliefs, collections de porcelaines et poêles aux carreaux uniques. Le château prévu pour être la résidence d’été des Ducs de Courlande, fut construit de 1736 à 1740, rapidement si l’on songe à l’ampleur et à la beauté du projet. Ce fut l’architecte de la cour russe F.B. Rastrelli qui dessina les plans et supervisa les travaux. Les intérieurs furent décorés après le retour en grâce du Duc E.J. Biron, par un sculpteur de Berlin, J.M. Graff et des artistes peintres italiens, F. Martini et K. Zucchi.

Salle rococo du Château de Rundāle

 

Le château de Rundāle, bien restauré et bien entretenu grâce aux soins de M. Imants Lancmanis, donne une idée de ce que put être celui de Mitau, lors de ses périodes de gloire.

 

Mitau et Rundāle : deux demeures princières construites par le même architecte, dans le même style et le même esprit pour donner une image de la puissance et de la richesse de ses propriétaires. Aujourd’hui, ces deux châteaux, si semblables et si différents, illustrent les deux faces éternelles de l’histoire : fortune et revers.

 

Façade sur parc du Château de Rundāle

Façade sur parc du Château de Rundāle

Le jardin « à la française » est en cours de restauration, mais les allées rayonnantes et les massifs laissent présager sa future beauté.

Jardins à la française du Château de Rundāle

Bauska et son château médiéval.

Bauska est une plus vieille ville qu’il n’y paraît. Située au confluent des rivières Mūsa et Mēmele, elle s’enorgueillit de la silhouette de sa forteresse du XVème siècle ; appartenant à l’Ordre Livonien, ce château fort servait de poste avancé sur la frontière sud du Duché. Une partie de cet