Au Chateau de Chalais   

Pierre Guimbretière

L’assemblée générale de l’association les Amis de Talleyrand s’est tenue en septembre 2017 au château de Chalais en Charente  magnifiquement restauré par Yves Lecocq.  

A l’occasion de la visite du château ont été longuement évoqués les personnages particulièrement connus qui ont un lien avec Chalais, en particulier la Duchesse de Chalais  arrière-grand–mère de Talleyrand, Petite- Fille de Colbert chez qui Charles-Maurice passe  cinq années merveilleuses de sa petite enfance et ce malheureux  Henri de Talleyrand comte de Chalais exécuté à 27 ans pour avoir été accusé d’avoir voulu assassiner le cardinal de Richelieu.

Il  a paru opportun de faire revivre ces deux personnages en sortant des fonds du site talleyrand.org deux documents, l’un sur la Princesse de Chalais, l’autre sur Henri de Talleyrand comte de Chalais

La princesse de Chalais


A l’âge de quatre ans, Charles-Maurice est envoyé à Chalais chez son arrière-grand-mère, la princesse de Chalais. 

Il relate dans un passage bien connu de ses mémoires (reproduit ci-dessous) le séjour qu’il fit, de 1758 à 1760, chez cette ancêtre qu’il admirait profondément. Il décrit la vie, déjà d’une autre époque, qui régnait dans ce vieux château et les us et coutumes encore de rigueur au sein de la minuscule cour qui entourait la vieille princesse

Extrait des mémoires de Talleyrand

Henri de Talleyrand comte de Chalais
Deux documents sont présentés, l’un très court tiré de Wikipédia « la conspiration de Chalais »qui est un résumé de l’affaire  et l’autre très développé qui relate l’ensemble avec forces détails cette sinistre aventure pour le jeune comte de Chalais

La conspiration de Chalais (extrait de Wikipedia)
« Cette conspiration naît du projet de mariage qu'ont formé Louis XIII et Richelieu entre Monsieur (Gaston de France), frère du roi, et Mademoiselle de Montpensier. Gaston, poussé par son gouverneur le maréchal d'Ornano, ne veut pour rien au monde épouser cette riche héritière, et un parti de l'« aversion au mariage » s'est réuni autour de lui.

Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, grande conspiratrice, et d'autres princes, s'associent ainsi au propre frère du roi pour intriguer contre l'autorité grandissante de Richelieu. Il s'agit dans cette période de transition de regagner un pouvoir féodal au détriment du mouvement de centralisation royale amorcé par Henri IV.

À l'été 1626, la duchesse s'attache les services du comte de Chalais, gentilhomme jusque là apprécié de Louis XIII. Le but avoué est l'assassinat de Richelieu, et, peut-être, la destitution de Louis au profit de Gaston. Mais tous ces princes, comme le comte lui-même, sont d'un caractère versatile. Le secret est éventé à cause de querelles privées, et Richelieu sévit avec l'appui de Louis XIII. 

Pour sauver sa situation personnelle, Gaston confesse tout de suite sa faute et livre tous ses complices. Chalais est arrêté ainsi que le maréchal d'Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demi-frères du roi et de Gaston. Seul conjuré à ne pas jouir d'un prestige familial qui vaille immunité, il est jugé à Nantes, dans le couvent des Cordeliers, et condamné à la décapitation sur la place du Bouffay. 

Par une louable solidarité, ses anciens complices dissuadent le bourreau de faire son office. Malheureusement, c'est alors un condamné à mort gracié pour l'occasion qui se charge de la besogne, un savetier inexpérimenté muni d'une épée d'apparat et d'une doloire de tonnelier, hache à manche court. Il massacre Chalais plus qu'il ne l'exécute. Au vingtième coup de hache, Chalais est encore vivant ; on en compte en tout 29 (Jean-Baptiste d'Ornano et Alexandre de Vendôme meurent tous deux en prison, l'un dès septembre 1626, l'autre en janvier 1629).

Henri de Talleyrand, comte de Chalais : (1600-1626) (Pierre Chotard)