Charles de Flahaut - "Français" ou "Anglais"?
Un amour du ministre anglais William Windham 

Eberhard Ernst

Notre petite histoire nous conduit à l'époque de l'Ancien Régime finissant, époque dont plus tard Talleyrand dira un jour qu'aucun homme n'en pouvait apprécier "la douceur de vivre" s'il n'avait pas déjà vécu avant 1789.

Le futur évêque d'Autun était à cette époque, en tant qu'abbé de Périgord, agent général du clergé; il avait des ambitions et connaissait des succès dans les salons de la société parisienne. C'est à cette époque qu'il fit la connaissance de la comtesse de Flahaut dont il devint l'amant 1). Le 21 avril 1785 (ou le 21 août, selon l'hypothèse de M. Poniatowski) Adélaide de Flahaut mit au monde un fils qui fut baptisé sous les noms d'Auguste-Charles-Joseph. Charles de Flahaut devint officier de carrière, aide de camp de Napoléon, prit part à la campagne de Russie en 1812/1813 et à la bataille de Leipzig en octobre 1813. L'Empereur le promut au grade de général de division et le fit comte de l'Empire.

Aux yeux des gens qui fréquentaient le salon de sa mère, au nombre desquels se trouvait l'américain Gouverneur Morris, le petit Charles passait sans conteste pour le fils de l'abbé de Périgord. Morris, avocat, financier, politicien et député du Congrès était venu à Paris pendant le printemps 1789 pour des affaires de banque. Au commencement du printemps 1792, il fut nommé ambassadeur américain auprès du gouvernement français. Sur son séjour en France, de 1789 à 1793, il laissa un journal dans lequel il mentionne de manière suivie et circonstanciée les relations existant entre Mme de Flahaut et Talleyrand, lequel entre-temps était devenu évêque d'Autun 2). Au jour du 17 octobre 1789 il rapporte: "...he (the Bishop) is the father of her (Mme. de Flahaut) child".

Cette conviction fut partagée par les contemporains et par des auteurs postérieurs. On citera seulement parmi de nombreux auteurs:

- Françoise de Bernardy qui intitula sa biographie "Flahaut (1785 - 1870) - Fils de Talleyrand - Père de Morny"3).

- Georges Lacour-Gayet, qui dans sa biographie en 4 volumes de Talleyrand remarque, de façon lapidaire:

"Cette paternité ne peut être mise en doute" 4) et enfin, plus récemment, M. Michel Poniatowski: "L'enfant était toutefois et très manifestement celui de l'amant ecclésiastique, paternité indiscutable..."5).

Or, en 1966 parut dans la "Revue des Deux Mondes" un article de Mme G. Castel-Çagarriga, "Un amour secret de la comtesse de Flahaut" 6). Dans cet article, l'auteur essaye de démontrer que Charles de Flahaut n'a point pour père l'abbé de Périgord, mais le politicien et homme d'Etat anglais William Windham.

William Windham (1750 - 1810), descendant d'une vieille famille de Norfolk, fit ses études à Eton et Oxford, appartint quelque temps à la milice (et non à l'armée), et fut député du Parlement. Le 11 juillet 1794 il devint ministre de la guerre et membre du cabinet Pitt. Il fit plusieurs voyages sur le continent en demeurant aussi quelque temps à Paris, comme il faudra le montrer plus tard.

Un autre auteur, dans un article de revue 7), reprend à son compte la thèse de Mme Castel-Çagarriga, en ne la faisant toutefois pas entièrement sienne:

"Tout ceci fait qu'il est impossible de décider lequel du ministre français ou du ministre anglais fut le véritable père de l'enfant mis au monde par Adélaïde Filleul," mais penche visiblement plutôt pour une paternité de Windham, car il poursuit: "il est incontestable que celui-ci (Flahaut) eut toute sa vie une indéniable prédilection pour l'Angleterre"8). un argument vraiment remarquable!

On pourrait dès à présent passer sous silence les affabulations de Mme Castel-Çagarriga et d'autres 9), si elles n'avaient pas été reprises sans vérification dans un volumineux ouvrage de référence paru depuis peu 10).

C'est pourquoi l'on va prouver dans ce qui suit que l'idée d'une paternité de Windham n'est rien d'autre qu'une spéculation romanesque.

De cette possibilité nous sommes redevable au père putatif lui-même. En 1866 parut à Londres "The Diary of the Right Hon. William Windham 1784 to 1810", édité par Mrs. Henry Baring 11).

Cette dernière source nous révèle que Windham commença sa carrière politique en 1783, "when he undertook the office of Principal Secretary of Lord Northington appointed Lord-Lieutenant of Ireland". Au terme de cette charge, Windham entreprit la rédaction de son journal et le premier rapport nous apprend "that, having left Dublin on the 8th of July 1783, he arrived in London on the 13th " 12).

L'éditeur écrit dans son introduction "Mr. Windham was in the habit of registering, day by day, the names of all the persons whom he met at the tables of his friends and acquaintances, as well as of the guests whom he invited to his own..." 13). Ces notes nous mettent donc en situation d'examiner et de réfuter les suppositions de Mme Castel-Çagarriga.

Il y a pour l'essentiel deux points sur lesquels cet auteur fait reposer sa thèse. Pour ce qui est du premier, Windham aurait fait la connaissance de Mme de Flahaut bien des années avant leur rencontre décisive, à savoir en 1781, et cela à Paris chez d'Holbach. Les sources d'où elle tire sa croyance sont des "souvenirs inédits dictés à sa famille" par la comtesse d'Hautpoul, femme de lettres. Or, Windham mentionne certes dans son journal un voyage sur le continent en 1777 ou 1778 14), mais d'un séjour là-bas en 1781, il ne fait aucun rapport.

D'après la même source, à savoir les "souvenirs dictés'' de "la femme de lettres", Mme de Flahaut pendant l'été 1784 se serait trouvée à Bath et ensuite à Londres avec une amie de Miss Burney: "Elle revint de ce voyage conquise par Windham" 15). Comme Charles est né le 21 avril 1785 et que la conception, dans la mesure où la grossesse s'est déroulée normalement, doit avoir eu lieu vers le 24 juillet 1784, ce séjour de voyage (Bath?, Londres?) doit visiblement servir de preuve pour la paternité de Windham.

La question de savoir si Mme de Flahaut soit en fait demeurée pendant cette période en Angleterre, peut ici rester secondaire. Windham en tout cas était occupé par ailleurs. Sur ses activités durant l'été 1784, nous sommes bien renseignés par ses propres rapports. Durant les mois de juin, juillet et août, il donne des informations précises sur son travail à la Chambre des Communes, à laquelle il avait été élu le 5 avril 1784 comme député de Norwich. D'une rencontre avec Mme de Flahaut et avec "l'amie de Miss Burney" il n'est question à aucun moment - et c'est pourquoi cela est à rejeter dans le domaine de la fable.

Ayant ainsi enlevé tout fondement à l'un des points de l'argumentation, on montrera alors qu'aussi le second point ne résiste pas non plus à un examen scrupuleux du journal de Windham. Mme de Castel-Çagarriga essaye en effet de soutenir sa thèse en faisant référence à "la correspondance de Windham avec le célèbre littérateur Johnson". Il s'agit, en réalité, des "Windham Papers, with an introduction by the Earl of Rosebery, London, 1913". On y trouve le passage: "L'automne venu, il (Windham) écrit à son illustre ami, le 6 octobre 1784, "qu'un amour(?) l'a conduit à demeurer à Londres". L'auteur (d'ailleurs anonyme) ou l'éditeur aurait, dit Mme de Castel-Çagarriga, ajouté au texte "The love of ..." un "illegible" (sic). Pour elle la chose est donc claire: la correspondance de Windham avec le docteur Johnson "laisse transpirer le sentiment qui l'agite à la suite du séjour de la comtesse de Flahaut" 16).

Heureusement, une autre publication nous permet par contre d'identifier sans aucun doute l'objet des amours de Windham au printemps 1784 et pendant le début de l'année 1785, et même de compléter l'expression "the love of...". En faisant cela, nous quittons le domaine de la littérature pour nous consacrer à des faits contrôlables.

Au cours de la période en question sévissait à Londres la fièvre des ballons gonflés à l'air chaud, et Windham en était tombé victime à un point tel qu'il cherchait par tous les moyens à pouvoir lui-même s'élever dans les airs avec un "balloon". Robert Wyndham Ketton-Cremer, dans son livre "The Early Life and Diaries of William Windham" 17) a reproduit l'intégralité de la lettre à Johnson du 6 octobre1784, et cet auteur a réussi à déchiffrer le passage que Rosebery avait marqué avec "(?-illegible)",Voici ce passage: "The interruption given to my résidence here by the love of Balloons, which carried me for some time to London, would incline me to protract my stay for a fortnight longer..." 18).

Les préparatifs pour son ascension en ballon ont occupé Windham pendant l'hiver et l'été 1784, et aussi durant tout le début de l'année 1785: "For some months Windham had been contemplating an ascension in a balloon partly as a test of his own courage, and partly from curiosity" 19). Le 5 mai 1785, les choses étant enfin prêtes, Windham survola Londres en ballon. Les notes du député de la chambre des Communes, rendu enthousiaste par cette aventure sportive, sont conservées au British Museum et sont publiées en extraits 20) par Ketton-Cremer. C'est ainsi que "l'allusion de la comtesse de Hautpoul ... que Windham aurait traversé Paris au cours de l'hiver 1784-85" 21) se révèle-t-elle également être un produit de l'imagination. "L'amour" de Windham durant cet espace de temps était consacré exclusivement au "Balloon".

Suivons maintenant notre héros au cours de son nouveau voyage sur le continent, en août 1788. Son itinéraire le conduisit, si on le suit d'après ces notes 22), non de la manière la plus rapide vers Mme de Flahaut qu'il ne connaissait même pas, mais d'abord vers Arras, Cambrai, Saint Dizier, Nancy, Strasbourg, de là en Suisse, avant de le faire arriver le 4 octobre à Fontainebleau, et puis entamer le 9 octobre le voyage de retour en passant par Versailles et Boulogne. Au plus tard le 14 octobre il est de nouveau à Londres. Sur Adélaïde de Flahaut, l'auteur du journal n'a toujours rien à nous apprendre.

D'un séjour à Paris "trois semaines le 12 août 1789 en compagnie de Sylvester Douglas" dont Mme Castel-Çagarriga veut affirmer l'existence, Windham ne dit rien. "The Diaries of Sylvester Douglas (Lord Glenbervie)" 23), qui pourraient rentrer en considération comme source, ne commencent qu'en 1793.

Or, Mme de Flahaut n'a pas seulement rencontré William Windham, mais elle a aussi entretenu avec lui, sans le moindre doute, une liaison amoureuse 24) dont le début et le déroulement peuvent être exactement suivis également d'après le journal, comme nous le montrerons dans ce qui suit.

En 1791, Windham voyage une nouvelle fois sur le continent: le 29 août, trajet maritime de Douvres à Calais, le 3 septembre, il était à Paris. Là il rencontre son compatriote Palmerston 25) qui vivait dans la même maison que lui, et c'est à celui-ci qu'il doit de connaître la belle Adélaïde. Au jour du 9 septembre 1791, Windham consigne dans son journal:

C'est peut-être ce jour-ci que milord Palmerston est passé chez moi, pour me conduire à voir les tableaux dans la Galerie 26). C'était par la faveur d'une dame qu'il avait la liberté d'y entrer. Il y avait cette dame, une jeune demoiselle assez belle, et Monsgr. l'Evêque d'Autun. Il parait être l'amant de Madame..." 27).

Le 20 septembre, Windham va avec Sylvester Douglas chez Mme de Flahaut, un autre jour il visite les Gobelins avec Mme de Flahaut et Lady Anne Douglas, et le 6 octobre, cette fois seulement avec Adélaïde, Le Raincy, maison de chasse du duc d'Orléans. Le 15 octobre, finalement, suit une relation qui, de par sa signification, doit être reproduite dans son intégralité:

"Partie à Belle Vue, maison bâtie par Madame de Pompadour au bord de la Seine. Après être resté chez Madame de Flahaut, causant beaucoup avec l'Evêque d'Autun et tirant du discours assez de profit, je suis rentré au logis. Un peu avant dix heures je retourne chez Madame de Flahaut, où au lieu de sentir cette facilité de parler que j'avais éprouvée pendant la journée, et qui m'avait attiré les éloges de l'évêque d'Autun et de quelques autres, je trouve que je ne pus dire mot" 28). Le commencement de la liaison intime entre Adélaïde de Flahaut et Windham sera donc à chercher aux environs du 15 octobre 1791; or, à cette époque, le petit Charles avait déjà six ans.

Les deux amants étaient, paraît-il, tellement préoccupés l'un de l'autre que même les annotations habituelles du journal disparaissent. En tout cas, il faut attendre deux semaines après le 15 octobre pour trouver la prochaine mention qui, comme les suivantes, est rédigée, ce qui est remarquable, en anglais:

"November lst - Nothing entered for a fortnight" 29).

Le 8 novembre Windham consigne ensuite:

"Went to the Petites Maisons with Madame de Flahaut and Stuart... "30),

et le 9 novembre, suit une inscription instructive pour l'état de leur liaison:

"It was, I think, to-day that I went with Madame de Flahaut to the convent at Chaillot, where the religieuse lived, Mrs. Trent, under whon she was bred. It was to me an interesting visit..." 31). Ainsi se terminent les notes de Windham sur sa liaison avec Mme de Flahaut. Quelques jours plus tard, le 15 novembre, il retourne à Londres en passant par Calais, pour se consacrer de nouveau à son activité de député à la Chambre des Communes.

Portons encore un bref regard sur ce que fut dès lors la destinée personnelle des héros de notre petite histoire, dans la mesure où leurs liens réciproques s'en trouvent concernés.

La route de notre Membre des Communes croisa celle de Talleyrand encore une fois pendant l'émigration de ce dernier en Angleterre. Au jour du 27 août 1793, nous trouvons dans le journal de Windham l'inscription suivante qui n'apparaît pas immédiatement intéressante (cf. infra):

"Sat at home till a little before eleven, then went to Half Moon Street, where I found M. de Talleyrand, M. Sainte Croix and an Italian secretary, I think, to the Venetian ambassador: stayed till near four " 32). Quelques mois plus tard, fin janvier 1794, l'Evêque d'Autun reçut en tant que persona non grata un arrêté d'expulsion du gouvernement britannique. Talleyrand mit tout en oeuvre pour annuler son "Order of Departure". Pour cela il se tourna aussi vers son ancienne connaissance, l'influent parlementaire Windham, qui jouait un rôle suspect dans ses contacts avec le compétent ministre de l'Intérieur Dundas. Mais, comme on le sait, les efforts de Talleyrand furent sans succès et il dût quitter le pays.

Mme de Flahaut émigra aussi en Angleterre avant la Terreur, en 1792. Là, elle commença, ce qui doit être noté, par s'adresser à l'Evêque d'Autun, qui sans doute ne put lui accorder aucune assistance matérielle 33). En revanche il l'aida, comme quelques auteurs l'ont rapporté 34), à la correction de son roman "Adèle de Sénange" 35) qui eut un gros succès et la débarrassa des soucis matériels. Pendant son exil en Angleterre, elle est encore mentionnée dans le journal de Windham une seule fois et pas nommément. Le 27 août 1793, son amant d'antan note, comme cela a déjà été cité plus haut: "...went to Half Moon Street, where I found 36) M.de Talleyrand..". Or, Half Moon Street, Piccadilly était l'adresse d'Adélaïde de Flahaut à Londres - tandis que le domicile de l'Evêque d'Autun, d'après les papiers de l'"Order of Departure" se trouvait au "15 Downe Street, Piccadilly" 37), à moins de 400 mètres de l'appartement d'Adélaïde.

Talleyrand, qui après son retour d'exil était devenu ministre des Relations Extérieures, prit soin de son ancien amour et veilla à ce qu'elle fût rayée de la liste des émigrés et que, pour son fils Charles, le chemin à la carrière militaire qu'il ambitionnait fût facilité. 38). On sait ce que fut par la suite le chemin de la vie de Flahaut comme officier de l'Empire.

Mais à un moment particulier de sa carrière, un vif éclairage tombe sur ses relations avec Talleyrand; Charles prit part comme chef d'escadron aux campagnes contre la Prusse et la Russie en 1806/1807; le prince de Bénévent et ministre des Relations Extérieures de Napoléon avait suivi l'Empereur jusqu'à Varsovie. De là-bas il écrit le 26 mars 1807:

"Voici, mon cher Charles, une lettre qui par l'écriture de l'adresse me prouve qu'elle t'est adressée. J'en joins une que j'ai reçue de Madame de Souza 39) ... Tu es un des premiers intérêts de ma vie ... Je t'embrasse et te presse contre mon coeur.... " 40) .
 
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Nous sommes arrivés à la fin de notre recherche. Quand Mme de Castel-Çagarriga, à la fin de son étude parue dans la Revue des Deux Mondes, lance à elle-même et à son lecteur cette interrogation:

"Charles de Flahaut...., était-il, en réalité, le fils de William Windham?",

nous pouvons maintenant répondre sans hésitation: NON.



1) Pour les points de détail, voir avant toute autre source Michel Poniatowski, Talleyrand et l'ancienne France 1754-1789, Paris, Perrin, 1988 (Chap.12, Mme de Flahaut, pp.262-273) ainsi que Casimir Carrère, Talleyrand amoureux, Paris, ed. France-Empire, 1975, pp. 163-177.

2) Edition préférée: A Diary of the French Revolution. By Gouverneur Morris, 1752-1816, Minister to France during the Terreur. Ed. by Beatrix Cary Davenport, 2 vols. London, 1939.

3) Paris, Perrin 1974

4) Vol. I, p. 73

5) Loc.cit., p.273

6) RDM, N° du 15 novembre 1966, pp. 205-212

7) Henri Ramé, Charles de Flahaut. Français ou Anglais?,dans: Le Souvenir Napoléonien, 49ème° année, déc. 1986, n° 350, pp. 18-21

8) Ibid. p.20, en haut à droite.

9) Comme le fait Roman d'Amat dans sa biographie de Flahaut (Dictionnaire de Biographie Française, Vol. 13, 1975, col.1438: "... nul n'a jamais ignoré qu'il était né des amours de sa mère avec l'abbé de Périgord...").

10) Dictionnaire Napoléon. Sous la direction de Jean Tulard, Paris, 1987, article "Flahaut". Jacques Jourquain, secrétaire général de l'Institut Napoléon le signe comme auteur.

11) Cette source indispensable pour la biographie de Windham paraît être inconnue à Mme de Castel-Çagarriga.

12) Diary, p. XXII.

13) Ibid., p. XIX.

14) Ibid., p. 240

15) RDM, loc.cit., p. 206

16) RDM, loc.cit., p. 207

17) London, 1930

18) Ketton-Cremer, loc.cit., p.266

19) ibid., p. 282

20) Add. Mss. 37925; ibid., pp. 290-293

21) RDM, loc.cit., p. 207

22) Diary, pp. 146-159

23) Ed. by Françis Bickley, London, 1928

24) Mme de C.-Ç. nous en fournit elle-même une preuve avec la publication (en abrégé) d'une lettre de Mme de Flahaut, datée le 30 janvier 1794, adressée à son amant (RDM, loc.cit., pp. 209-210).

25) Henri, second Viscount of Palmerston (1739-1802) - à ne pas confondre avec son fils, Harry John Temple, 3rd Viscount of Palmerston, partenaire de Talleyrand comme ministre des Affaires Etrangères à l'époque de la conférence de Londres.

26) du Louvre. Au Louvre, le "ménage Flahaut" occupait "un appartement peut-être haut perché dans les combles, mais décent" (Casimir Carrère, loc.cit., p. 166). - Pendant ses Voyages sur le continent, Windham écrivait son journal en langue française.

27) Diary, loc. cit., p. 236

28) Ibid., pp. 238-239

29) Ibid., p.239

30) Ibid., p.239

31) Diary, loc. cit, p.239

32) Diary, loc.cit., p.270

33) cf Gouverneur Morris, loc. cit., vol. 2, p. 600

34) Par exemple Casimir Carrère, loc. cit., p.174

35) Adèle de Sénange, ou Lettres de Lord Sydenham. (The preface signed: A.de F., i.e. A.M.E. de Flahaut) Londres; se trouve chez Debrett, etc., 1794. 2 tom. in 12° British Library, Signature: 1607/5039, (en 1797 une édition en 2 volumes parût à Hambourg).

36) Diary, loc. cit., p.270

37) Collection de l'auteur.

38) " grâce à l'appui" de Talleyrand: Roman d'Amat à l'article "Flahaut", Dictionnaire de Biographie Française, tom.13, 1975, col. 1438

39) A la suite des évènements de la Révolution, Mme de Flahaut était devenue veuve. En 1802, elle épousa en secondes noces le diplomate portugais José Maria de Souza Botelho, représentant de son pays à Paris.

40) Le texte complet de cette lettre si instructive pour notre propos se trouve dans les Mémoires de Talleyrand, republiés par Couchoud, Paris, Plon, 1957, vol.1, p.400.