18,19 et 20 novembre 2004, deux colloques sur Napoléon

Jacques Brun

Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire du couronnement,  deux colloques napoléoniens ont précédé l’ouverture du salon du 1er Empire.

Le premier  colloque, les 18 et 19 novembre 2004, était organisé par la Fondation Napoléon et la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères sur le thème : « REGARDS SUR LA POLITIQUE EUROPÉENNE DE NAPOLÉON ».

Les précédents et les modèles, les principes et les enjeux, les hommes et les instruments, les regards mondiaux et enfin la postérité étaient les cinq sujets traités magistralement par une trentaine d‘intervenants avec une conclusion du professeur Jean Tulard, toujours égal à lui-même, c’est-à-dire au sommet.

Le professeur Larcan a été très applaudi quand il évoqua Napoléon jugé par le général de Gaulle. Accordons une mention particulière à M. Jacques-Alain de Sédouy qui a réussi à traiter du Congrès de Vienne sans parler de Talleyrand.

Emmanuel de Waresquiel qui évoqua la « Vision européenne de Talleyrand » a bien voulu autoriser l’insertion de son texte sur le site des Amis de Talleyrand  (voir http://www.amis-talleyrand.asso.fr/ .partie événements/Colloques et conférences )

Le deuxième colloque se tenait le lendemain, 20 novembre, et avait été signalé par la lettre hebdomadaire de la Fondation Napoléon. Il se tenait au siège du Grand Orient de France dans les locaux qui furent, avant leur rénovation, l’hôtel du prince Murat.

Le thème du colloque était : « La Franc-Maçonnerie sous l’Empire : un âge d’or ? ».

La matinée fut consacrée à la réalité maçonnique dans les départements sous le 1er Empire, étude très poussée, historique, statistique et sociologique.

Le sujet de la session de l’après-midi était : « Les fils de la Lumière dans l’ombre de l’Aigle ? ».

Elle était placée sous la présidence de Charles Napoléon, prince qui s’affirme républicain, en délicatesse avec sa famille mais qui a toujours fait passer ses convictions avant les convenances.

Les comparaisons en Histoire sont souvent hasardeuses mais comment ne pas penser, concernant le prince Napoléon, à une certaine similitude avec les opinions que beaucoup de ses contemporains avaient sur l’évêque d’Autun en 1789.

Les comptes-rendus des deux colloques seront imprimés et paraîtront prochainement.