LE PARCOURS de CHARLES MAURICE de TALLEYRAND-PERIGORD

1754-1838
 

André Beau
Président d'honneur de l'association "les Amis de Talleyrand"

Certainement influencé par nos origines valencéennes, plutôt que de rédiger une niême biographie du prince de Talleyrand, nous avons voulu tenter sous ce vocable, de suivre ce personnage fascinant tout au long de sa longue existence.

"En boitant" parfois, faute de précisions plus poussées, et sans pour autant, nous étendre trop dans le domaine sentimental, fort bien traité par ailleurs, dans l'excellent Talleyrand amoureux, de notre ami regretté Casimir Carrère, paru, en 1975, aux éditions France-Empire.

Voici donc une série de repères biographiques, amendables certes et dont presque tous peuvent appeler un développement.

Pour ne rien dissimuler, nous ne craignons pas de dire que nous avons eu recours essentiellement à des auteurs confirmés, tels Louis-Jules Arrigon, la duchesse de Dino, Georges Lacour-Gayet, Henri Malo, Michel Missoffe, Léon Noël, Jean Orieux. Michel Poniatowski, de même qu'au précieux Catalogue de l'Exposition Talleyrand, tenue à la Bibliothèque Nationale, en 1965, et à divers documents autographes non publiés parvenus à notre connaissance.

Bref, ce travail reste perfectible. En l'état, il peut néanmoins fournir à l'amateur, une base d'informations rapides et sûres.

SOMMAIRE

Les premières années 1754 - 1769
La période ecclésiastique 1769 -1791
Les années "citoyennes" 1791 - 1792
L'exil 1792 - 1795
Le retour 1795 - 1797
Le ministre des relations extérieures 1797 - 1808
L'anti-Napoléon 1808 - 1814
Le restaurateur des Bourbons 1814 - 1830
Au service du roi-citoyen 1830 - 1834
Les années ultimes 1834 - 1838
Bref épilogue
 
 

PARCOURS de CHARLES-MAURICE de TALLEYRAND PERIGORD

(1754- 1838)

LES PREMIERES ANNEES

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord naît à Paris, 4, rue Garancière, le 2 février 1754.

Il est le deuxième enfant du descendant d'une illustre famille qui se veut issue des comtes de Périgord, dont l'origine remonte au IXème siècle. Du moins, est-on sûr de ces prétentions généalogiques, du jour où, en 1613, Louis XIII confirma Daniel Ier de Talleyrand, comme comte de Grignols, prince de Chalais, marquis d'Excideuil, baron de Beauville et de Mareuil.

Le père de Charles-Maurice, Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord(1734-1788) suit la carrière des armes ; sa mère, Alexandrine de Damas d'Antigny(1728-1809) est issue d'une noble famille de Bourgogne.

En 1757, Alexandre, le frère aîné de Charles-Maurice, meurt à l'âge de 5 ans : voici donc notre héros devenu l'aîné de ses frères et soeur, Archambaud, né en 1762, Boson, né en 1764, et Louise qui ne vécut qu'un jour (1771). Charles-Maurice est baptisé le jour même de sa naissance, en l'église de Saint-Sulpice, toute proche. Son parrain n'est autre que son oncle Gabriel -Marie (1726 -1797), né d'un premier mariage de son grand-père et, de ce fait, l'auteur de la branche aînée des Talleyrand, connus comme ducs de Périgord et princes de Chalais. La marraine est la grand-mère maternelle de l'enfant, la marquise de Damas, née Marie-Judith de Vienne (1699-1780).

Le nouveau-né est-il normalement constitué ou présente-t-il les signes d'une infirmité à la jambe droite ? Deux thèses s'affrontent à ce sujet : soit une tare congénitale, soit les suites d'un accident fâcheux survenu plus tard, à savoir la chute d'une commode sur laquelle l'enfant était grimpé. A chacun de choisir; personnellement, je penche pour la première explication. Parlant de son enfance, Talleyrand dit avoir été délaissé par ses parents, qui l'expédièrent au fond de la province, chez une arrière-grand-mère, la Princesse de Chalais, cette petite-fille de Colbert, qu'il admire profondément. Mais n'était-ce pas le lot de la majorité des enfants de l'époque, que d'être confiés à des parents, ou même des serviteurs, éloignés du lieu de résidence du ménage. C'était encore loin d'être exceptionnel au début du XXème siècle.

Donc, en quelques pages parmi les rares qui soient authentiques dans ses Mémoires, Talleyrand nous conte les charmes de son séjour forcé chez sa bisaïeule. Cela dure de 1758 à 1760.

En 1762, Charles-Maurice entre au collège d'Harcourt et se lie d'amitié avec Auguste Choiseul, le neveu du ministre de Louis XV, qui deviendra Choiseul-Gouffier lors de son mariage.
 

LA PERIODE ECCLESIASTIQUE

1769-1774

En 1769, à l'âge de quinze ans, alors que Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, fatalement destiné à l'état ecclésiastique eu égard à son pied bot, le jeune Charles-Maurice est conduit par sa mère chez le coadjuteur de Mgr de la Roche-Aymon archevêque de Reims, Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, le troisième des six frères et soeurs de Charles-Daniel.

Le séjour à Hautvillers, à 23 km de Reims, dure un an, et en 1770, malgré son aversion pour l'état ecclésiastique, le jeune homme, seize ans, se laisse conduire au séminaire de Saint-Sulpice.

Cinq ans de sa vie s'écoulent en ce saint lieu. Ce qui n'empêche pas notre fringant séminariste d'éprouver, entre quelques autres menues fredaines, des sentiments amoureux envers Dorothée Dorinville, Mlle Luzy à la Comédie-Française, de sept ans son aînée. L'hôtel du 6, rue Férou abrite leurs amours 2 ans durant. Plus tard, beaucoup plus tard, une autre Dorothée entrera dans la vie de Charles-Maurice.

1775-1778

Le 10 mai 1774, le roi Louis XV meurt. Le 28 du même mois, Talleyrand reçoit les quatre ordres mineurs : portier, lecteur, exorciste et acolyte.

Le 16 janvier 1775, l'acolyte devient chapelain de la Chapelle de la Sainte Vierge en l'église paroissiale de Saint-Rémi de Reims.

Le 1er avril 1775,"Carolus mauricius de Talleyrand Perigor"(sic), est ordonné sous-diacre en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Il avait 21 ans et 2 mois.

Le 11 juin 1775, le roi Louis XVI est sacré en la cathédrale de Reims. Le père de notre abbé de Périgord est l'un des quatre "otages" de la Sainte-Ampoule, ce qui lui confère une place privilégiée lors de la cérémonie et lui permet de solliciter du roi, la présence de son fils à l'autel. Dans l'assistance, se trouve un anonyme, du nom de Danton...

Dès le 24 septembre 1775, le roi désigne Charles-Maurice comme abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Denis de Reims, occasion d'un premier revenu : dix-huit mille livres de rente annuelle. C'est alors que l'abbé de Périgord s'inscrit à la Sorbonne où, durant trois ans, il prépare une licence de théologie qu'il obtient le 2 mars 1778. Bien que reçu le sixième, ses quartiers de noblesse lui valent d'être classé premier.

C'est aussi le moment où Voltaire finissant est à Paris. Et l'on dit que le philosophe donna sa bénédiction au jeune Talleyrand à genoux, lui imposant les mains sur la tête sous les applaudissements des spectateurs présents.

1779

Excorporé du diocèse de Paris, à la demande de son oncle devenu archevêque de Reims, Talleyrand est ordonné prêtre dans la chapelle de l'Archevêché, le 18 décembre 1779, puis nommé vicaire général du diocèse, dès le lendemain, 19 décembre 1779. Le 18, donc, Talleyrand avait célébré la première des sept messes qu'on lui attribue, la deuxième, dite à l'intention de la famille, ayant lieu le 19.

Dès cette époque, Talleyrand préfère de beaucoup vivre dans la capitale plutôt qu'à Reims. Il habite chez les religieuses de Bellechasse, rue Saint-Dominique, un pavillon de deux étages sur entresol. C'est là qu'il reçoit ses premiers hôtes attitrés et attentifs, Choiseul-Gouffier, Lauzun et Narbonne qu'on dit être un bâtard de Louis XV.

1780-1786

Le 10 mai 1780, à 26 ans, l'abbé de Périgord est appelé à partager avec l'abbé de Boisgelin, la place éminente d'agent général du Clergé. Il est de notoriété publique que le premier surclasse le second. A ce poste, équivalent à celui de ministre des Finances de l'église de France, l'abbé de Périgord exerce aussi ses premiers talents de diplomate. C'est ainsi, qu'en 1784, grâce à son ami Choiseul-Gouffier, il fait visite au duc de Choiseul, retiré à Chanteloup. Quoi qu'il en soit, il fait partie de "cette cohorte clergéenne qui exploite alors les boudoirs et les ruelles". Ajoutons y, les tripots.

Le 20 août 1784 la comtesse de Brionne, sa maîtresse du moment, sollicite en sa faveur, le chapeau de cardinal, mais en vain. En 1784, Talleyrand devient membre de la Société philanthropique. Sur 633 membres, il porte le n° 67.

Le 21 avril 1785, de sa liaison avec la comtesse de Flahaut de la Billarderie, naît Charles de Flahaut, le plus authentique de ses enfants naturels.

A l'issue de sa réunion du 14 juillet 1785 l'assemblée du Clergé approuve le Rapport de l'agence contenant les principales affaires du clergé depuis 1780 jusqu'en 1785, (voir Bibiographie pour les références des écrits de Talleyrand) signé par Périgord et Boisgelin. La session fut interrompue en septembre, et ne reprit qu'en juillet 1786, pour s'achever le 12 septembre de cette année-là.

1786-1788

Au cours des années 1786 et 1787, lors de la mission secrète de Mirabeau à Berlin, Talleyrand sert d'intermédiaire entre le voyageur et Calonne. C'est l'époque où nombre d'historiens, dont, hélas, Lacour-Gayet, prétendent que Talleyrand adhère à la franc-maçonnerie. Or, en l'état actuel de nos connaissances, aucune preuve formelle n'existe, que Talleyrand ait été franc-maçon, avant la Révolution.

Le 2 novembre 1788, Talleyrand est nommé par le roi, évêque d'Autun. Louis XVI cède ainsi au voeu exprimé par le père mourant de l'abbé, lequel décède, deux jours plus tard.

Le 3 décembre 1788, le roi donne au nouvel évêque, l'abbaye de Celles-en-Poitou : douze mille livres de rente s'ajoutent aux dix-huit mille reçues précédemment et au vingt-deux mille de l'évêché d'Autun. Ensemble, 52.000 livres, ce qui était confortable pour l'époque.

1789

Le 4 janvier 1789 - et non le 16, comme l'a également avancé Lacour-Gayet, Charles-Maurice est sacré évêque d'Autun, dans la chapelle de la Solitude, à Issy, par un froid de moins 14° : signe prémonitoire ?

De Paris, le 26 janvier 1789, Mgr l'évêque d'Autun adresse une Lettre pastorale au clergé séculier et régulier et aux fidèles de son diocèse, par laquelle il proclame son attachement et son dévouement.

Le 11 février 1789, avant même l'ouverture des états généraux, il adhère au Club de Valois, cercle à l'usage des gens du monde.

Le 12 mars 1789, Talleyrand arrive à Autun et le dimanche 15 mars, il prend officiellement possession de son siège.

Le 25 mars 1789, il dit la messe pontificale en sa cathédrale.

Le 2 avril 1789, Talleyrand est élu député aux Etats Généraux, par le clergé de son Diocèse.

Le 12 avril 1789, au matin de Pâques, il reprend la route de Paris.

Le 5 mai 1789, à l'ouverture des Etats Généraux, Mgr d'Autun est installé à Versailles, 31, rue de Vergennes.

LES ANNEES "CITOYENNES"

Le 26 juin 1789, l'évêque d'Autun siège dans la salle commune de l'Assemblée nationale.

Le 7 juillet 1789, il donne lecture de sa Motion ... sur les mandats impératifs.

Le 14 juillet 1789, il est nommé membre du Comité de la Constitution.

En août 1789, il fait adopter sa proposition de rédaction de l'article 6 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Le 27 août 1789, M. l'évêque d'Autun donne lecture de sa Motion sur la proposition d'un emprunt, faite à l'Assemblée nationale par le premier ministre des finances et sur la consolidation de la dette publique (sera réédité, en 1823).

Le 29 septembre 1789, l'évêque d'Autun signe le Rapport du nouveau Comité de Constitution, fait à l'Assemblée Nationale, le Mardi… sur l'Etablissement des bases de la Représentation proportionnelle; puis la Seconde partie du Rapport ... sur l'Etablissement des Assemblées administratives, & des nouvelles Municipalités, en compagnie de Siéyes, Thouret, Target, Demeunier, Rabaut et Le Chapellier.

Le10 octobre 1789, il donne sa Motion ... sur les biens Ecclésiastiques, laquelle soulève nombre de protestations.

Le 12 octobre 1789 paraît le Mandement de Monseigneur l'Evêque d'Autun, qui. ordonne les prières des quarante heures dans toutes les Eglises de Son Diocèse, pour obtenir la cessation des troubles du Royaume.

Le 2 novembre 1789, l'évêque d'Autun prononce son Opinion…sur la question des Biens ecclésiastiques.

Le 4 décembre 1789, il prononce son Opinion ... Sur les Banques et sur le rétablissement de l'ordre dans les Finances.

Le 12 décembre 1789, il publie Des Loteries.

1790

Le 28 janvier 1790, l'évêque d'Autun se prononce sur le Statut de citoyenneté des juifs de France.

Les 9 et 11 février 1790, l'évêque d'Autun donne lecture, au nom de l'Assemblée nationale, de L'Assemblée Nationale aux François. Bien que de Talleyrand, ce texte a été publié parfois, sous la signature de Bureaux de Pusy, alors président de l'Assemblée nationale.

Le16 février 1790, l'évêque d'Autun est élu président de l'Assemblée Nationale, pour la seconde quinzaine de Février.

En mars 1790, l'évêque d'Autun fait éditer sa Proposition faite à l'Assemblée nationale, Sur les Poids et Mesures.

En avril 1790, il adhère au Club de 1789

Le 15 avril 1790, l'évêque d'Autun lit l'Opinion de M... Sur les assignats forcés.

Le 29 mai 1790, il envoie au chapitre d'Autun sa Réponse de M. l'évêque d'Autun au Chapitre de l'Eglise Cathédrale d'Autun.

Le 13 juin 1790, il prononce son Opinion de M. l'évêque d'Autun, Sur la vente des Biens domaniaux.

Le 11 juillet 1790, il célèbre dans le parc de Versailles, à la Pièce d'eau des Suisses, une première Messe de la Fédération, la cinquième de sa carrière.

Le 14 juillet 1790, il célèbre au Champ de Mars, la grande Fête de la Fédération.

Le 24 septembre 1790, l'évêque d'Autun donne son opinion de M. ... Sur la proposition de faire deux Milliards d'Assignats forcés.

Toujours, en septembre 1790, il participe au Rapport fait au nom du Comité de l'Imposition, Concernant le revenu public provenant de la vente exclusive du Tabac. Vers la même date, paraît l'Opinion de M. l'évêque d'Autun, Sur la fabrication des petites monnoies.

En octobre 1790, l'évêque d'Autun signe le Rapport fait au nom du Comité de l'imposition sur la contribution personnelle, en compagnie de : de Fermon, La Rochefoucauld, Dachy, Roederer, Jary, Dupont de Nemours et d'Allarde. Sera adopté par les lois des 13 janvier et 18 février 1791.

En 1790, l'évêque d'Autun signe encore le Rapport fait au nom du comité de l'Imposition sur la contribution foncière, en compagnie des mêmes que ci-dessus.

Le 28 décembre 1790, l'évêque d'Autun prête serment à la Constitution civile du Clergé, sans avoir pris part à son élaboration.

Le 29 décembre 1790, l'évêque d'Autun adresse une Lettre de M. l'Evêque d'Autun aux Ecclésiastiques fonctionnaires du Département de Saône et Loire.

1791

Le 13 janvier 1791, Talleyrand envoie sa démission de l'évêché d'Autun, qu'il signe "talleyrand périgord ancien êv. d'autun".

Le 17 janvier 1791, Talleyrand-Périgord est élu, l'un des administrateurs du département de Paris.

Le 8 février 1791, Talleyrand proteste de sa sincérité, par un article paraissant dans la Chronique de Paris.

Le 24 février 1791, Talleyrand sacre 2 évêques constitutionnels en la chapelle de la Congrégation de l'Oratoire : Expilly, au siège de Quimper et Marolles, au siège de Soissons.

Talleyrand vient de célébrer sa 7ème et dernière messe.

Le 2 avril 1791, Talleyrand-Périgord est présent à la mort de Mirabeau.

Le même jour, lecture à l'Assemblée nationale du Discours de M. de Mirabeau l'aîné sur l'égalité des partages dans les successions en ligne directe .... une heure après sa mort… par M. Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun.

Le 7 mai 1791, est envoyé par ordre de l'Assemblée Nationale dans tous les Départements, le Rapport fait au nom du Comité de Constitution, A la séance du ..., Relatif à l'arrêté du département de Paris, du 6 avril précédent, par M. de Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun.

Le même jour, Talleyrand-Périgord, propose un projet de décret concernant le serment des prêtres et !es édifices religieux consacrés à un culte religieux.

En juillet 1791, Talleyrand- Périgord s'inscrit au club des Feuillants.

Le 15 août 1791, Talleyrand-Périgord est inscrit à la Société des Amis de la Constitution.

Les 10, 11 et 19 septembre 1791, Talleyrand donne son Rapport sur l'Instruction publique fait au nom du Comité de Constitution, comme Ancien Evêque d'Autun. On lui en conteste la paternité.

Le 30 septembre 1791, l'Assemblée constituante cesse ses travaux, Talleyrand cesse d'être député.

1792

Le 14 janvier 1792, les administrateurs du département de Paris autorisent Talleyrand-Périgord à quitter momentanément son poste. Il vient d'accepter une mission diplomatique à Londres où il part aussitôt; il arrive dans la capitale anglaise, le 24 janvier 1792, après quelques jours d'arrêt à Douvres.

Le 10 mars 1792, Talleyrand est de retour à Paris.

Le 29 avril 1792, Talleyrand est de retour à Londres.

Le 5 juillet 1792, Talleyrand rentre à Paris.

Le 28 juillet 1792, il démissionne de sa fonction d'administrateur du département de Paris.

Le 18 août 1792, Talleyrand-Périgord rédige une Note diplomatique justifiant le Conseil exécutif provisoire après la journée du 10 août.

Le 7 septembre 1792, Talleyrand-Périgord demande et obtient de Danton, un passeport pour l'Angleterre.

Le 10 septembre 1792, Talleyrand-Périgord quitte Paris pour Londres, où il arrive le 18 septembre.

Le 25 novembre 1792,"C.M. Talleyrand" signe un Mémoire sur les rapports actuels de la France avec les autres Etats de l'Europe, à destination du Conseil exécutif provisoire.

Vers le même temps, on découvre dans l'Armoire de fer, deux pièces, datées des 20 avril et 3 mai 1791, prouvant des relations secrètes entre l'ancien évêque d'Autun et Louis XVI. Ce qui aboutit à ce que…

le 5 décembre 1792, la Convention prend un décret portant "qu'il y a lieu à accusation contre Talleyrand-Périgord, ci-devant évêque d'Autun".

Le 6 décembre 1792, la Commune de Paris ordonne l'arrestation du sieur Talleyrand, ci-devant évêque d'Autun.

Le 12 décembre 1792, de Londres, Talleyrand, ancien évêque d'Autun à ses concitoyens, tel est le titre d'une affiche sur trois colonnes, imprimée à Paris, où l'auteur se défend de l'accusation portée contre lui.

Talleyrand est installé à Kensington Square.
 

L'EXIL

1793-1794

En 1793, sur la proposition de Lord Grenville, chef du Foreign office, le parlement anglais vote l'Alien Bill, afin de permettre l'expulsion des réfugiés français, pour éloigner de l'Angleterre, "la contagion révolutionnaire".

Du 12 au 23 avril 1793, en neuf vacations, a lieu, à Londres, la vente aux enchères de "l'entière, élégante et considérable bibliothèque de Mons. de Telleyrand (sic)-Périgord, évêque d'Autun en France".

Le 29 août 1793, est constatée, à Paris, l'émigration de Talleyrand.

A Londres, Talleyrand corrige les épreuves du roman Adèle de Sénange, la première oeuvre de Madame de Flahaut.

Le 28 janvier 1794, Talleyrand reçoit l'ordre de quitter l'Angleterre, en vertu de l'Alien Bill, avant le 2 février.

Le 2 mars 1794, Talleyrand s'embarque pour l'Amérique sur le "William Penn" qui lève l'ancre le 3. La traversée dure 38 jours. Il se fait conduire à Philadelphie.

Le 12 juillet 1794 (24 messidor an II), saisie des papiers de Talleyrand à son dernier domicile "rue de l'Université, n° 900, section de la Fontaine de Grenelle".

1795

Le 31 mars 1795 (11 Germinal an III) et jours suivants et le 15 juillet 1795 (27 messidor an III) on procède à Paris, à la vente aux enchères des objets et effets personnels du "nommé Tailleyrand(sic)-Périgord", provenant de son domicile, "rue Dominique, faubourg Germain, ancien couvent de Bellechasse".

C'est l'époque où, néanmoins, Madame de Staël agit en faveur de son ami.
 

LE RETOUR

Le 16 juin 1795 (28 prairial an III), Pétition de Maurice Talleyrand, ancien évêque d'Autun à la Convention nationale, datée de Philadelphie et imprimée à Paris.

Le 4 septembre 1795 (18 fructidor an III), Talleyrand est radié de la liste des Emigrés, sur l'action conjointe de Madame de Staël et de Marie-Joseph Chénier.

Le 14 décembre 1795 (23 frimaire an IV), Talleyrand, absent de France, est élu membre de l'Institut, dans la deuxième Classe, "Sciences morales et politiques", et inscrit dans la quatrième Section de cette classe, "Economie Politique".

1796

Le 3 juin 1796 (15 prairial an IV), Talleyrand obtient un passeport du ministre de la République française près des Etats-Unis d'Amérique, à Philadelphie.

Le 13 juin 1796 (15 prairial an IV), Talleyrand embarque sur un brick danois, "Den Ny Proeve" (La Nouvelle Epreuve).

Fin juillet 1796, après 38 jours de mer, Talleyranddébarque à Hambourg, près d'Altona, important foyer d'émigrés.

Le 31 août 1796, Talleyrand quitte Hambourg pour Amsterdam.

Le 20 septembre 1796, Talleyrand arrive à Paris. Il s'installe à Auteuil d'abord chez Mme de Boufflers, puis au château de La Tuilerie, chez le général d'Arçon.

Le 23 septembre 1796, Talleyrand prend séance parmi ses confrères de l'Institut national des Sciences et des Arts, dont il est élu l'un des deux secrétaires.

Peu après, il est nommé l'un des secrétaires du Lycée des Arts, société privée de conférences, alors en vogue.

1797

Le 4 avril 1797 (15 germinal an V), Talleyrand lit à l'Institut son Mémoire sur les relations commerciales des Etats Unis avec l'Angleterre.

En juin 1797, Talleyrand participe à la fondation du Cercle constitutionnel.

Le 3 juillet 1797 (15 messidor an V), Talleyrand lit à l'institut, son Essai sur les avantages à retirer des colonies nouvelles dans les circonstances présentes.
 

LE MINISTRE DES RELATIONS EXTERIEURES

Le 16 juillet 1797 (28 messidor an V), le citoyen Talleyrand, est nommé ministre des Relations extérieures du Directoire, en remplacement du citoyen Charles Delacroix.

Le 19 juillet 1797, Talleyrand s'installe à l'Hôtel Gallifet, siège du ministère, alors "rue du Bac, n°471", aujourd'hui, 73, rue de Grenelle.

Le 6 septembre 1797 (20 fructidor an V), paraît la Circulaire du Ministre des Relations extérieures donnant des instructions pour expliquer aux gouvernements étrangers le bien-fondé du 18 fructidor (coup d'Etat du 4 septembre 1797).

Le 17 octobre 1797, Bonaparte dicte le traité de Campo-Formio.

Le 6 décembre 1797, Talleyrand rencontre Bonaparte pour la première fois, dans les salons de son ministère.

Le 10 décembre 1797 (20 frimaire an VI), Talleyrand assiste à la réception de Bonaparte par le Directoire.

1798

Le 3 janvier 1798, Talleyrand donne une fête en l'honneur de Joséphine, rue du Bac.

Le 15 mars 1798, établissement d'un Projet de Mémoire pour servir d'instructions au ministre plénipotentiaire de la République auprès de la Porte ottomane, "Lu au Directoire, le 26 ventôse an VI" (16 mars 1798).

Le 2 juillet 1798 (14 messidor an VI), Rapport au Directoire sur la situation de la République française considérée dans ses rapports extérieurs avec les autres puissances.

Le 12 juillet 1798 (24 messidor an VI), Lettre du Ministre des Relations extérieures à M. Gerry, envoyé des Etats-Unis, en lui envoyant ses passeports.

En 1798, Talleyrand et "deux autres ministres" sont locataires d'Ouvrard, sur la commune du Raincy.

1799

Le 11 mars 1799, Talleyrand sous-loue à Ouvrard, un appartement situé, 9, rue Taitbout.

Le 13 juillet 1799 (25messidor an VII), paraissent les Eclaircissements donnés par le citoyen Talleyrand à ses concitoyens.

En ce mois de juillet 1799, les campagnes de presse, le procès perdu contre Jorry, l'indifférence de Barras sont comme autant de signes avertisseurs qui commandent à Talleyrand de quitter ses fonctions.

Le 20 juillet 1799, le Directoire reçoit la démission du ministre des Relations extérieures.

Le 16 octobre 1799, Bonaparte, de retour d'Egypte, arrive à Paris.

Le 9 novembre 1799, coup d'Etat du 18 brumaire, dans lequel Talleyrand est impliqué.

Le 22 novembre 1799 (4 nivôse an VIII), Talleyrand, nommé ministre des Relations extérieures, réintègre la rue du Bac. Dans l'intervalle, il s'était "retiré à la campagne", sans doute à Auteuil, chez Mme de Vaudé, près de la Tuilerie.

1800-1801

Le 9 janvier 1800, Talleyrand acquiert un immeuble, sis rue d'Anjou Saint-Honoré, n°35 (anciennement 21), aujourd'hui détruit par le percement du boulevard Malesherbes.

Le 25 février 1800, Talleyrand donne une fête magnifique au Premier Consul dans sa nouvelle résidence de Neuilly, en location, château qu'il avait loué aux financiers Delannoy et Vanlerberghe.

Le 9 février 1801, Traité de Lunéville.

Le 28 février 1801, achat du domaine viticole bordelais du Haut-Brion.

En juillet 1801, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Le 18 octobre 1801, de concert avec Catherine-Noël Worlée - ou Verlée, née à Tranquebar (Indes danoises) en 1762, précédemment mariée à Georges-François Grand en 1777, à Londres en 1792, en France en mai/juin 1797, sa maîtresse, divorcée depuis le 7 avril 1798, Talleyrand achète le domaine de Pont-de-Sains, près d'Avesnes.

1802

Le 24 mars 1802, signature de la Paix d'Amiens.

Le 29 juin 1802, le pape Pie VII donne à Saint-Pierre-de-Rome, un bref rendant Talleyrand à la vie séculière et laïque.

Le 19 août 1802 (2 fructidor an X), le premier Consul prend un arrêté donnant "son plein et entier effet" au bref pontifical.

Le 9 septembre 1802, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Catherine-Noël Worlée, signent leur contrat de mariage à Neuilly, en présence de Joséphine Bonaparte, Bonaparte, Hugues Maret, Cambacérès,, Lebrun, Archambaud Périgord et (Boson) Talleyrand Périgord. Les notaires sont Fleury et Lecerf.

Le 10 septembre 1802, mariage civil à la mairie de la "division" de la Fontaine-de-Grenelle, rue de Verneuil (Xème arrondissement).

Le 11 septembre 1802 (24 fructidor an X), mariage religieux en l'église d'Epinay-sur-Seine, par les soins de l'abbé Pourez, prêtre constitutionnel. Ce détail n'a pas été connu de Lacour-Gayet et Orieux l'a ignoré, bien que révélé en 1962, par Léon Noël.

Peu après, Mme de Staël publie son roman Delphine où Talleyrand apparaît sous les traits de Madame de Vernon.

1803

En 1803, Talleyrand loue le Pavillon de la Muette à Passy, qu'il achètera par la suite, à une date indéterminée. Vers la même date, on lui attribue une résidence à Bry-sur-Marne, chez M. Laage de Bellefaye.

Le 7 mai 1803 (17 floréal an XI), Talleyrand se rend acquéreur des terres de Valençay, Luçay et Veuil, pour la somme de seize cent mille francs par devant Maitres Maurice-Jean Raguideau et Jean-François Chodron, notaires à Paris.

En août 1803, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Fin août 1803, Talleyrand visite son domaine de Valençay, pour la première fois; il est accompagné de Mme de Talleyrand, de Radix Sainte-Foy, ancien trésorier du comte d'Artois et du comte Jean-Philippe de Coblentz, diplomate allemand; il en repart pour Paris, le 4 septembre 1803.

1804

Le 21 mars 1804, le duc d'Enghien est fusillé à Vincennes. Si le Premier Consul, devenu Empereur, a toujours revendiqué sa responsabilité dans cet assassinat, la complicité de Talleyrand ne semble faire aucun doute.

le 10 avril 1804 (20 germinal an XII) Talleyrand achète la terre et domaine de Varennes(-sur Fouzon), proche de Valençay, pour la somme de cent cinquante mille francs par devant Maitres François-Louis Cabart et Lefèvre, notaires à Orléans.

Le 18 mai 1804, Talleyrand approuve le sénatus-consulte proclamant la création de l'Empire.

Le 11 juillet 1804, Talleyrand est nommé grand chambellan.

Le 12 juillet 1804 (21 messidor an XII), Talleyrand revend 300.000 francs, le domaine du Haut-Brion, acheté 255.00 francs, trois ans plus tôt

Fin juillet 1804, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Du 7 au 18 août 1804, Talleyrand est à Valençay : il y reçoit le marquis de Lucchesini, plénipotentiaire du roi de Prusse, et Mastrilli, marquis de Gallo Marzio, ambassadeur du royaume des Deux-Siciles.

Le 2 décembre 1804, Talleyrand assiste au sacre de l'empereur Napoléon.

1805

Le 1er février 1805, Talleyrand reçoit le grand cordon de l'ordre de la Légion d'honneur.

Le 26 mai 1805, Talleyrand assiste au couronnement de Napoléon, comme roi d'Italie, à Milan.

Vers le 15 juin 1805, Talleyrand va aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Du 15 au 30 juillet 1805, Talleyrand est à Valençay : il y reçoit le prince Guillaume de Wurtemberg, l'héritier du prince-électeur Frédéric.

Le 17 octobre 1805 (25 vendémiaire an XIV), de Strasbourg, Mémoire de Talleyrand à l'Empereur, où il plaide en faveur d'une alliance avec l'Autriche.

Le 21 octobre 1805, défaite navale de Trafalgar.

Fin octobre 1805, Talleyrand est à Münich.

Fin novembre 1805, Talleyrand arrive à Vienne.

Le 2 décembre 1805, victoire d'Austerlitz.

Le 13 décembre 1805, à Paris, Talleyrand figure comme "apprenti" sur le Tableau de la Loge impériale des Francs-Chevaliers.

Le 27 décembre 1805 (6 nivôse an XIV), "à IV heures du matin", Talleyrand signe avec l'Autriche, la Paix de Presbourg, qui met fin à la troisième coalition.

1806

Le 5 juin 1806, Talleyrand reçoit par décret, la principauté de Bénévent.

Le 12 juillet 1806, Talleyrand signe, à Paris, le texte établissant la Confédération des Etats du Rhin.

Vers la même date, lord Lauderdale est reçu à Valençay.

En septembre 1806, Talleyrand va aux eaux de Wiesbaden.

Le 7 octobre 1806, Talleyrand arrive à Mayence.

En novembre 1806, Talleyrand rejoint Napoléon à Berlin.

Au même moment, la princesse de Bénévent est à Valençay, en compagnie, notamment, de sa pupille Anna Santa Croce, mariée le 8 novembre à Amédée Godeau d'Entraigues, lequel sera préfet d'Indre et Loire, en 1830. (Ce mariage sera le thème de l'évocation historique qui sera donnée, le 17 septembre 2000, lors de la seconde fête de l'association "les Amis de Talleyrand").

Vers le 20 décembre 1806, le prince de Bénévent arrive à Varsovie où il réside à l'Hôtel Radziwill.

1807

Le 3 mai 1807, Talleyrand rejoint Napoléon à Finkenstein.

Le 23 juin 1807, Talleyrand se met en route pour Koenigsberg.

Le 29 juin 1807, Talleyrand rejoint l'empereur à Tilsit.

Les 7/9 juillet 1807, Talleyrand signe à Tilsit, le traité avec la Russie et avec la Prusse.

En juillet 1807, Talleyrand rentre à Paris, en passant par Dresde.

Le 9 août 1807, le prince de Bénévent est nommé par décret vice-grand-électeur de l'Empire.

Le même jour, 9 août 1807, Talleyrand donne sa démission de ministre des Relations extérieures.

De la fin septembre 1807 à novembre 1807, Talleyrand séjourne avec Napoléon à Fontainebleau et remplit par intérim, les fonctions d'archichancelier d'Etat.
 

L'ANTI-NAPOLEON

1808

En mars 1808, Talleyrand échange avec soulte, son immeuble de la rue d'Anjou-Saint-Honoré, n°35, contre l'Hôtel de Matignon-Monaco, rue de Varenne, n°23 (actuellement 57) des mains de Mme Eléonora Franchi, dite Craufurd. Il commandait à l'architecte Belanger, pour cet hôtel, la construction d'une salle à manger et d'un salon de musique. C'est d'ailleurs l'époque où Talleyrand s'attache les services du compositeur et pianiste Jan Ladislav Dussek, originaire de Bohême; il va accompagner son maître à Valençay.

Le 17 mai 1808, Talleyrand arrive à Valençay.

Le 18 mai 1808, Talleyrand "accueille" à Valençay, les infants d'Espagne, don Ferdinand, don Carlos et leur oncle, don Antonio, augustes prisonniers.

Le 18 juin 1808, le comte Louis de Périgord, aîné des neveux de Talleyrand, meurt à Berlin.

Le 5 août 1808, Talleyrand se rend à Nantes où il est convoqué par l'empereur, d'où il rentre directement à Paris.

En août 1808, Talleyrand revient à Valençay.

Le 30 août 1808, Talleyrand retourne à Paris, dans la perspective du voyage d'Erfurt.

Le 24 septembre 1808, Talleyrand arrive à Erfurt, là où il a des contacts secrets avec le tsar Alexandre Ier.

Le 12 octobre 1808, Champagny, le nouveau ministre des Relations extérieures, pour la France, et le comte de Romanzoff, ministre des Affaires étrangères, pour la Russie , signent la Convention pour le rétablissement de la Paix entre Napoléon Ier et Alexandre Ier.

La seconde quinzaine d'octobre 1808, le Tsar rend visite à la duchesse de Courlande, en son château de Loebichau, pour solliciter la main de sa quatrième fille, Dorothée, princesse de Courlande, née en 1793, en faveur du comte Edmond de Périgord, second neveu de Talleyrand, afin d'être agréable à ce dernier.

Le 17 novembre 1808, Talleyrand achète le pavillon de l'hôtel Matignon, donnant sur la rue de Babylone, à M. Nicolas Edme Berton.

Le 26 décembre 1808, Talleyrand exprime par lettre, sa reconnaissance au tsar, pour ses bons offices auprès de Mme de Courlande.

1809

Le 28 janvier 1809, Talleyrand subit une violente scène de reproches de la part de Napoléon, qui lui retire sa place de grand chambellan.

Le 22 avril 1809, à Francfort-sur-le-Main, mariage du comte Edmond de Périgord, neveu de "Son Altesse" avec Dorothée, princesse de Courlande.

Vers la mi-mai 1809, Talleyrand part aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Le 24 juin 1809, rue d'Anjou, n° 36, meurt la comtesse Charles Daniel de Talleyrand, mère de Charles-Maurice.

En juillet et août 1809, Talleyrand est au Pont-de-Sains.

En septembre 1809, Talleyrand s'installe effectivement à l'hôtel Matignon, rue de Varenne.

1810

Le 2 avril 1810, Talleyrand assiste au mariage de Napoléon avec Marie-Louise.

Le 15 septembre 1810, Talleyrand demande de l'argent au tsar Alexandre Ier, lequel refuse.

1811

Le 30 avril 1811, vente des "livres très bien conditionnés du cabinet de M.", (Talleyrand).

Durant l'été et l'automne 1811, Talleyrand est installé chez la duchesse de Courlande, au "Château-Neuf" de Saint -Germain-en-Laye.

En août 1811, Mme de Talleyrand passe par Valençay, se rendant aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Le 12 décembre 1811, Talleyrand vend au Domaine de la Couronne, le pavillon de La Muette, à Passy, ainsi que les grand et petit Hôtels de Matignon-Monaco, sis rues de Varenne et de Babylone. (A noter que, sur la foi de Sainte Beuve, le catalogue de l'exposition de la B.N. (1965), avance la date du 31 janvier 1812).

1812

Le 5 mars 1812, Talleyrand acquiert l'Hôtel de l'Infantado, rue Saint-Florentin, n°2, des mains de Joseph Martinez de Hervas, marquis d'Almanera.

Le 21 mars 1812, Jan Ladislav Dussek, maître des concerts du prince de Bénévent, meurt à Paris, en l'hôtel Matignon-Monaco, à l'âge de 52 ans. Sa sépulture n'a jamais été retrouvée.

En avril 1812, Talleyrand s'installe, 2, rue Saint-Florentin.

Le 5 juin 1812, Talleyrand achète un pavillon à Saint-Brice-sous-Forêt.

Du 8 juin au 15 juillet 1812, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Durant la deuxième quinzaine de juillet 1812, Talleyrand est à Saint-Brice-sous-Forêt.

1813

Durant l'été 1813, Talleyrand est à Saint-Brice. Deux fois par semaine, il se rend à Saint-Cloud, chez l'impératrice Marie-Louise.

En août 1813, Talleyrand est aux eaux de Bourbonne-les-Bains, où il rédige une partie de ses Mémoires.

Le 30 août 1813, Talleyrand est de retour à Saint-Brice.

Du 16 au 19 octobre 1813, l'armée de Napoléon perd la bataille de Leipzig.

En novembre 1813, l'empereur insiste auprès de Talleyrand, pour que ce dernier reprenne le ministère des Relations extérieures, en vain.

Le 11 décembre 1813, à 0 heure 30 du matin, le comte de Laforêt signait avec l'infant Ferdinand le Traité de Valençay. Ferdinand VII, recouvrait son trône... sous réserve de l'accord des Cortès.

Le 31 décembre 1813 au matin, Talleyrand fait une visite de bonne année à la Malmaison.

1814

Le 8 février 1814, Napoléon signe l'ordre de départ des Infants d'Espagne de Valençay.

Le 15 février 1814, Talleyrand apprend que le Traité de Valençay est rejeté par la régence d'Espagne.

Le 6 mars 1814, mission de Vitrolles, émissaire de Talleyrand, auprès des "Alliés".

Le 13 mars 1814. les princes d'Espagne quittent Valençay.

Le 29 mars 1814. Talleyrand reste à Paris, enfreignant ainsi les ordres de Napoléon et les décisions prises au Conseil de régence.

Le 31 mars 1814, Paris capitule et le tsar Alexandre s'installe chez Talleyrand, 2, rue Saint-Florentin.

Le 1er avril 1814, Talleyrand est élu président du Gouvernement provisoire, par le Sénat.

Le 2 avril 1814, à l'instigation de Talleyrand, le Sénat prononce la déchéance de Napoléon.

Le 2 avril 1814, le prince de Bénévent, François de Montesquiou, Dalberg, Beurnonville et Jaucourt signent l'Adresse aux Armées françaises.

Le 11 avril 1814, le Gouvernement provisoire adhère au traité de Fontainebleau qui consacre l'acte d'abdication de Napoléon.

Le 12 avril 1814, entrée du comte d'Artois, à Paris.

Le 14 avril 1814, la présidence du Gouvernement est confiée au comte d'Artois.
 

LE RESTAURATEUR DES BOURBONS

Le 23 avril 1814, Talleyrand, prince de Bénévent signe la convention d'armistice avec les "Alliés".

Le 2 mai 1814, Discours de M. le Prince de Bénévent au Roi en lui présentant le Sénat, à Saint-Ouen.

Le 3 mai 1814, entrée du roi Louis XVIII, à Paris.

Le 13 mai 1814, le prince de Bénévent est nommé ministre des Affaires étrangères.

Le 30 mai 1814, le prince de Bénévent signe le Traité de Paix entre le Roi et les puissances alliées.

Le 4 juin 1814, le prince de Bénévent est nommé à vie, pair de France.

Le 8 septembre 1814, Discours Prononcé ... par le ministre des Affaires étrangères, en présentant à la chambre des Pairs le projet de Loi sur les Finances, adopté par la chambre des Députés le 3 du même mois.

Le 10 septembre 1814, Instructions pour les ambassadeurs du Roi au Congrès (de Vienne), préparées par le prince de Bénévent.

Le 16 septembre 1814, Monsieur de Talleyrand, accompagné de sa nièce, Dorothée, comtesse Edmond de Périgord, part pour Vienne.

Le 23 septembre 1814, Talleyrand arrive à Vienne.

Le 30 septembre 1814, Talleyrand assiste à une conférence des quatre puissances alliées : l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Prusse et la Russie.

Le 30 octobre 1814, Déclaration des Plénipotentiaires au Congrès de Vienne, avant l'ouverture du Congrès, signée par l'Autriche, l'Espagne, la Prusse, La France, le Portugal, l'Angleterre, la Suède et la Russie.

Le 1er novembre 1814, ouverture officielle du Congrès de Vienne.

Le 6 décembre 1814, "le Roi étant à Paris", signature du Brevet qui accorde au Sieur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. le titre de PRINCE de TALLEYRAND et les Honneurs du Louvre.

Au cours de l'année 1814, Talleyrand est nommé le 868ième membre de la Toison d'or d'Espagne, par le roi Ferdinand VII.

1815

Le 3 janvier 1815, signature à Vienne de la Convention d'Alliance défensive éventuelle entre la France, l'Angleterre et l'Autriche.

Le 21 janvier 1815, en l'église cathédrale Saint-Etienne de Vienne, cérémonie commémorative pour Louis XVI, avec l'exécution de la "Missa pro Defunctis" de Sigismond von Neukomm, sous sa direction, en sa qualité de musicien attaché à Talleyrand.

Le 2 février 1815, le prince de Talleyrand fête son soixante-et-unième anniversaire, dans sa résidence du palais Kaunitz.

Le 5 mars 1815, est reçue à Vienne, la nouvelle du retour en France de Napoléon.

Le 13 mars 1815, le prince de Talleyrand signe la Déclaration des puissances assemblées au Congrès de Vienne contre Napoléon.

Le 19 mars 1815, le roi Louis XVIII quitte Paris.

Le 24 mars 1815, Napoléon ordonne la saisie de tous les biens meubles et immeubles de Talleyrand.

Le 28 mars 1815, les scellés sont apposés, 2, rue Saint-Florentin

Le 23 avril 1815, début de l'inventaire de Valençay.

Le 20 mai 1815, clôture de l'inventaire de Valençay.

Le 4 juin 1815, la principauté de Bénévent est rendue au Saint Siège, son ancien propriétaire.

Le 9 juin 1815, le prince de Talleyrand appose sa signature au bas des 121 articles de l'Acte final du Congrès de Vienne.

Le 10 juin 1815, Talleyrand quitte la capitale autrichienne.

Le 18 juin 1815, défaite de Waterloo.

Le 19 juin 1815, Talleyrand est à Aix-la-Chapelle.

Le 23 juin 1815, Talleyrand retrouve Louis XVIII à Mons.

Le 28 juin 1815, proclamation Le Roi aux Français, signée de Louis XVIII et contresignée par le ministre secrétaire d'Etat des affaires étrangères, le prince de Talleyrand.

Fin juin 1815, à Roye, Rapport (du prince de Talleyrand) fait au Roi pendant son voyage de Gand à Paris.

Le 30 juin 1815, levée du séquestre sur les biens de Talleyrand.

Le 5 juillet 1815, Talleyrand est en conférence à Neuilly avec Fouché, en présence de Wellington et de Pozzo di Borgo.

Le 7 juillet 1815, à Saint-Denis, Talleyrand se rend chez le roi, marchant soutenu par Fouché, "le vice appuyé sur le bras du crime", selon Chateaubriand.

Le 8 juillet 1815, le roi rentre à Paris.

Le 9 juillet 1815, "le prince de Talleyrand, pair de France, est nommé président du conseil des ministres et secrétaire d'Etat au département des Affaires étrangères".

Le 16 août 1815, Talleyrand revend sa maison de Saint-Brice-sous-Forêt 170.000 francs (il l'avait payée 160.000 francs, le 5 juin 1812).

Le 24 septembre 1815, démission de Talleyrand.

Le 28 septembre 1815, le prince de Talleyrand est nommé grand chambellan. Ainsi, Talleyrand reprend le titre reçu de Napoléon, en juillet 1804.

Le 28 septembre 1815 soit le même jour, le prince de Talleyrand est nommé ministre d'Etat.

Le 9 novembre 1815, le prince de Talleyrand est institué duca di Talleyrand au royaume des Deux-Siciles.

Cette même année 1815 paraît Le Pâtissier Royal Parisien, ou traité élémentaire et pratique de la Pâtisserie ancienne et moderne de l'Entremets de sucre, des entrées froides et des socles sous la signature d'Antoine Carême "chef de bouche" du prince de Talleyrand, et dédié au "contrôleur de la Maison de Talleyrand", M. Boucher (sic, pour Boucheseiche).

1816

Le 27 avril 1816, le prince de Talleyrand revient à Valençay pour la première fois depuis 1808; il est accompagné de la comtesse Tyszkiewitz, née princesse Poniatowska et de Dorothée, comtesse Edmond de Périgord, née princesse de Courlande.

Du 8 au 21 mai 1816, première présence à Valençay de la duchesse de Courlande, mère de Dorothée.

Le 8 mai 1816, Vente à Londres de la Bibliotheca_Splendidissima, 3465 numéros, des manuscrits, incunables et Elzévirs, ayant appartenu "à un noble étranger fort distingué par ses talents de diplomate" et envoyés de Paris à Londres, en septembre 1814.

Le 17 juin 1816, Talleyrand assiste au mariage du duc de Berry avec Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, à Fontainebleau.

Le 21 juin 1816, le prince de Talleyrand sollicite la grandesse d'Espagne, des mains de Ferdinand VII, roi d'Espagne. En vain.

En août 1816, Talleyrand dit terminer ses Mémoires, à Valençay.

Début août 1816, le prince de Talleyrand part aux eaux de Bourbon-l'Archambault.

Le 1er octobre 1816,  bail sous seing privé entre S. A. S. Monseigneur le prince de Talleyrand et Madame Dorothée, princesse de Courlande, épouse de M. le Comte Alexandre-Edmond de Talleyrand de Périgord, approuvé et signé à Valençay, par lequel le prince donne à loyer "avec promesse de faire jouir pendant trois années à commencer le premier septembre dernier"  à sa Nièce "acceptante" : 1°) - Le château de Valençay, avec l'intégralité de ses dépendances; 2° -  Tous les meubles ou objets mobiliers dudit château, sans réserve. Madame Dorothée "aura la liberté de chasser et de faire chasser dans toute l'étendue de la terre.... Elle jouira également du même droit pour la pêche." Bail fait et accepté "moyennant vingt mille francs de loyer",  payable à Paris, "... pour la première année, le premier septembre mil huit cent dix sept".
 

Le 18 novembre 1816, esclandre de Talleyrand, lors d'une réception à l'ambassade d'Angleterre, où il s'emporte publiquement contre le gouvernement du duc de Richelieu.

Le 21 novembre 1816, Talleyrand est prié de ne pas paraître à la Cour, jusqu'à nouvel ordre.

Le 27 décembre 1816, "sous le sceau de l'honneur", Talleyrand signe avec son épouse, une convention de séparation amiable. A compter du 1er Janvier 1817, entre autres dispositions, Mme de Talleyrand, recevra une pension annuelle de trente mille francs, à compter du ler janvier 1817, payable d'avance.

1817

Le 28 février 1817, le prince de Talleyrand est autorisé à revenir à la Cour.

Le 2 mars 1817, le prince de Talleyrand reprend son service de grand chambellan.

En mars 1817 , le prince de Talleyrand sollicite l'érection de sa terre de Valençay en majorat, en y attachant le titre de duc de Talleyrand-Valençay qui pourrait être porté dès à présent par son frère Archambaud et qui serait transmissible à son décès comme le titre de pair de France. Louis XVIII ne donne pas suite.

Le 15 avril 1817, le prince de Talleyrand quitte Paris pour Valençay.

Le 5 mai 1817, le prince de Talleyrand est nommé dans l'ordre royal de la Légion d'honneur.

Le 21 juin 1817, le prince de Talleyrand et sa compagnie habituelle (Tyszkiewitz et Dorothée) part pour les eaux de Cauterets.

Les 7 et 8 juillet 1817 est prévue, à Paris, sur "Catalogue", une vente "de tableaux de premier ordre, la plupart de maîtres hollandais et flamands, par Henry, commissaire-expert des Musées royaux. Il s'agit de la vente de tableaux appartenant à Talleyrand mais la vente n'eut pas lieu car la collection fut rachetée en bloc par un certain Buchanan, pour 320.000 francs. Parmi les oeuvres, La paix de Munster, toile qui inspira Isabey pour son fameux Congrès de Vienne.

Le 14 juillet 1817, à Paris, mort de Madame de Staël.

Le 27 août 1817, Talleyrand quitte Cauterets pour le Berry, en passant par Toulouse, Castelnaudary, Montpellier, Nîmes, pour être à Marseille le 7 septembre, puis Toulon, Hyères, Lyon, Bourges le 18 septembre, et enfin Valençay où il arrive le 19 septembre 1817.

Entre-temps, le 31 août 1817, le prince de Talleyrand, grand chambellan, en sa qualité de Pair de France, reçoit de Louis XVIII, le titre de Duc.

Le 28 octobre 1817, le titre de duc de Talleyrand, est rendu transmissible immédiatement, à Archambaud de Talleyrand, frère puîné du Prince.

Le 30 octobre 1817, Talleyrand est de retour à Paris.

Le 4 novembre 1817, "inauguration" du "petit théâtre de Valençay", en l'absence du prince, qui, ce soir là, reçoit rue Saint-Florentin Déjà, le 30 mars 1810, pour la première "inauguration" de la même salle de spectacles en présence des princes d'Espagne, Talleyrand était absent.

Le 2 décembre 1817, Talleyrand reçoit le titre de Duca di Dino, transmissible immédiatement au comte et à la comtesse Edmond de Périgord, ses neveu et nièce, de la part de Ferdinand Ier, roi des Deux Siciles.

1818

Le 1er janvier 1818, le prince de Talleyrand reçoit cinq cents personnes, rue Saint-Florentin, en l' "Hôtel Talleyrand" depuis qu'en 1816, semblable inscription a été inscrite au fronton du portail.

Le 31 janvier 1818, Talleyrand acquiert, non loin de Valençay, la petite terre de Bouges, pour la somme de 50.000 francs.

Le 24 mars 1818 marque la séparation de biens des époux Dino, Edmond et Dorothée.

Le 16 mai 1818, le prince de Talleyrand quitte Paris pour Valençay.

Le 1er juillet 1818, pour la seconde année consécutive, le prince de Talleyrand part pour Cauterets.

Le 17 août 1818, sur le chemin du retour, il s'arrête à Bagnères de-Bigorre.

Le 18 août 1818, il est de nouveau à Toulouse.

Le 22 août 1818, il rentre à Valençay.

Le 17 octobre 1818, André de Castellane, père du futur maréchal de France, arrive en invité à Valençay, d'où il repart le 22.

1819

En mars 1819, Talleyrand fait partie de la commission chargée de vérifier les titres des pairs compris dans la nomination du 5 mars 1819.

Le 4 mai 1819, le prince de Talleyrand, portant le collier de l'Ordre de la Toison d'or, assiste à la remise du collier qui est faite au duc de Mouchy.

En juin 1819, Talleyrand fait une saison aux eaux de Barèges en compagnie de Casimir de Montrond.

Durant l'été 1819, Talleyrand séjourne à Valençay, où il reçoit le général espagnol Alava. Son séjour paraît avoir duré jusqu'au 6 novembre 1819.

Le 9 novembre 1819, Talleyrand est à Paris.

En décembre 1819, Talleyrand félicite Mgr des Gallois de la Tour de sa nomination comme archevêque de Bourges.

1820

Le 13 février 1820, assassinat du duc de Berry, par Louvel, au jugement duquel Talleyrand participe jusqu'en mai 1820.

Le 3 juillet 1820, Talleyrand quitte Paris pour Valençay, toujours accompagné de la "princesse" Tyszkiewitz et de Dorothée de Dino, avec en plus, le docteur Jean-Baptiste Mège. A cette date, Dorothée est enceinte de sa fille, Pauline.

Le 22 septembre 1820, le prince de Talleyrand quitte Valençay pour la capitale afin d'assister à la naissance, le 29, du petit Henri, duc de Bordeaux. C'est l'oncle Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, cardinal-archevêque de Paris, qui préside aux cérémonies du baptême.

Le 30 septembre 1820, Talleyrand est nommé chevalier du Saint-Esprit.

Au début du mois d'octobre 1820, Talleyrand est de retour en Berry.

Après le 4 novembre 1820, fête de la saint-Charles, le prince de Talleyrand rentre à Paris.

Le 26 décembre 1820, à la chambre des Pairs, il prononce son Opinion ... Sur une proposition de M. le comte Lanjuinais , relatif à la compétence de la Chambre des Pairs.

Le 29 décembre 1820, naît à Paris Joséphine-Pauline de Périgord, troisième enfant de la duchesse de Dino. D'aucuns attribuent la paternité de l'enfant à Talleyrand lui-même.

1821

Le 9 avril 1821, le prince de Talleyrand prononce à la chambre des Pairs, son Opinion ...Sur le projet de loi relatif à la circonscription des arrondissements électoraux.

Le 5 mai 1821, mort de Napoléon à Sainte-Hélène.

Vers la mi-juin 1821, voyage à Valençay.

Le 24 juillet 1821, Monsieur le Prince de Talleyrand, prononce à la chambre des Pairs, son opinion ... Sur le projet de loi relatif aux journaux et écrits périodiques.

En août 1821, Talleyrand est à Bourbon-l'Archambault.

Le 20 août 1821, la duchesse de Courlande meurt à Loebichau mais la nouvelle n'en parvient à Valençay qu'au début de septembre 1821.

A cette époque, se situe le début de ses relations amicales avec Pierre-Paul Royer-Collard, son voisin de campagne, à Châteauvieux, à moins de 20 km de Valençay.

Le 20 octobre 1821, meurt à Paris, le cardinal-archevêque Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, oncle du Prince.

Le 13 novembre 1821, le prince de Talleyrand prononce à la chambre des Pairs, son Discours… à l'occasion du décès de M. le comte Bourlier, évêque d'Evreux.

Le 11 décembre 1821, le comte Auguste de Talleyrand, cousin germain du Prince, également pair de France, lit à la Chambre des Pairs son Opinion ... Sur le projet de loi relatif au régime sanitaire. Il déclare d'entrée "n'être jamais monté à la tribune".

1822

Le 26 février 1822 "Monsieur le Prince Duc de Talleyrand", lit à la Chambre des Pairs son Opinion ... Sur le projet de loi relatif à la répression des délits commis par la voie de la presse ou par tout autre moyen de publication. (Egalement publié sous le titre "Discours de M. le Prince de Talleyrand, Pair de France, Sur le projet de loi relatif aux délits de la Presse".).

En juin 1822, Talleyrand est à Bourbon-l'Archambault.

Après la mi-juillet 1822, Talleyrand est à Valençay, où il reçoit de nombreux invités. Vers le 10 octobre 1822, Talleyrand rentre à Paris.

1823

Le 3 février 1823, Talleyrand devait prononcer à la Chambre des Pairs, son Opinion ... Sur le projet d'adresse en réponse au discours du roi à l'ouverture de la Session.

Faute de temps, ce discours ne put être dit, malgré le faux rapport qu'en fît Chateaubriand. Ce dernier a pu le lire, car il fût imprimé, mais il ne pu l'entendre.

En juin 1823, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault, d'où il rentre directement à Paris.

Le 17 septembre 1823, Talleyrand arrive à Valençay, tandis que son ami Royer-Collard est à Châteauvieux.

En octobre 1823, M. de Saint-Aulaire est reçu à Valençay, là où arrive Casimir de Montrond, le 12 octobre.

C'est le moment où paraît à Paris, l'Extrait des Mémoires de M. le duc de Rovigo concernant la catastrophe de M. le duc d'Enghien, mettant en cause Talleyrand dans la genèse de la triste "affaire".

Le 4 novembre 1823, le prince quitte Valençay à destination de Paris, pour protester auprès du roi et demander la traduction de Savary devant la chambre des Pairs. En vain.

Le 8 décembre 1823, Mgr de Quelen, archevêque de Paris, tente par lettre, une première approche spirituelle du Prince, dont la condition vis-à-vis de l'Eglise, le préoccupe.

1824

A la fin de juin 1824, Talleyrand commence sa cure à Bourbon-l'Archambault.

Au début du mois d'août 1824, il est de retour à Paris.

En août 1824, Talleyrand achète la propriété du Petit-Andilly, près de Montmorency, à Madame de Duras.

Le 16 septembre 1824, mort de Louis XVIII. En sa qualité de grand chambellan, Talleyrand participe à toutes les cérémonies.

Le 6 novembre 1824, est signée la séparation de corps des époux Dino.

1825

A la fin juin 1825, Talleyrand se retrouve à Bourbon-l'Archambault pour sa cure, quasi-traditionnelle.

Du 20 juillet au 11 septembre 1825, Talleyrand est à Valençay. Le Prince passe quelques jours à Paris pour le premier anniversaire de la mort de Louis XVIII puis revient en Berry.

Courant septembre 1825, M. de Saint -Aulaire est de nouveau reçu à Valençay; Talleyrand le conduit chez Royer-Collard.

Fin septembre 1825, Talleyrand, Mme de Dino, la "princesse" Tyszkiewitz et leur suite habituelle, partent pour un grand voyage méridional.

Début octobre 1825, Talleyrand arrive à Genève, où il reste quinze jours, puis descente vers Marseille, via Grenoble.

Le 28 octobre 1825, arrivée à Marseille, où Talleyrand s'installe pour deux mois et demi dans le quartier de Sainte-Marguerite.

1826

Le 10 janvier 1826, un arrêté préfectoral nomme Talleyrand, maire de Valençay : il ne prêta  jamais  le serment réglementaire.

Vers le 15 janvier 1826, Talleyrand quitte Marseille pour Hyères.

Le 16 février 1826, Talleyrand quitte Hyères pour Nice, d'où il rentre directement à Paris, où Talleyrand se retrouve le 27 mars 1826.

C'est à cette époque que la princesse de Talleyrand renonce à ses prétentions légales sur la terre de Pont-de-Sains, moyennant le doublement de sa rente : 60.000 francs au lieu de 30.000, comme fixé au 1er janvier 1817.

Le printemps 1826, paraît être également, le moment choisi par Talleyrand, pour se défaire de son domaine de Bouges.

En juin 1826, Talleyrand est au Pont-de-Sains, avec Montrond.

Le 20 août 1826, Talleyrand s'installe à Valençay.

Le 10 septembre 1826, Talleyrand se rend à Paris pour le service anniversaire du roi défunt; il est de retour à Valençay dès le 21 septembre. Il visite alors Royer-Collard.

Fin septembre 1826, est reçu à Valençay, le baron Prosper de Barante, lequel écrit du lieu un magnifique éloge.

Le 31 octobre 1826, Talleyrand regagne la capitale, par Chambord, Beaugency, et s'arrête à Jeurs, chez la comtesse Mollien.

Le 2 novembre 1826, Talleyrand est de retour à Paris.

1827

Le 20 janvier 1827, à l'issue du service funèbre donné en la basilique de Saint-Denis en mémoire de Louis XVI, le prince de Talleyrand est souffleté par Maubreuil. (Il s'ensuit un procès, le 24 février 1829, suivi d'appel et, après bien des péripéties, le 29 août 1829, Maubreuil sera condamné à 2 ans de prison et 200 francs d'amende).

Fin mai 1827,Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault en compagnie de la "princesse" Tyszkiewitz et de Pauline de Périgord tandis que Mme de Dino est aux eaux de Néris-les-Bains.

Fin juin 1827, Talleyrand regagne Paris, après avoir fait halte à Néris-les-Bains.

A la mi-août 1827, Talleyrand part pour Valençay, via Eclimont, Vendôme et Blois.

Vers le 20 août 1827, Talleyrand est installé à Valençay,

Le 18 septembre 1827, Mme de Dino arrive à Valençay, venant de Bagnères-de-Bigorre après avoir été à Luchon et aussi, à Bordeaux.

Début novembre 1827, Talleyrand est à Paris.

1828

Au début de 1828, Casimir de Montrond est en relations de plus en plus fréquentes avec Talleyrand.

En avril 1828, Talleyrand perd quatre millions dans la faillite de la banque Paravey.

Le 30 avril 1828, Mme de Dino achète le château de Rochecotte, près de Langeais, en Touraine.

A la mi-juillet 1828, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault avec Pauline de Périgord.

Le 18 août 1828, il repart de Bourbon-l'Archambault pour Valençay. La contrée est infestée de fièvres.

En octobre 1828, Talleyrand reçoit, durant une quinzaine de jours, le comte Charles de Flahaut et son épouse.

Le 1er novembre 1828, Talleyrand est rentré rue Saint-Florentin.

Fin novembre 1828, Talleyrand se rend à Rochecotte.

A la mi-décembre 1828, Talleyrand souffre d'une ophtalmie.

1829

Fin janvier 1829, Talleyrand rentre à Paris.

En février 1829, Talleyrand demande au roi, Charles X, d'autoriser le fils aîné de Mme de Dino, Napoléon-Louis de Talleyrand-Périgord, né en 1811, son petit-neveu, à relever le titre de marquis de Talleyrand, éteint depuis 1745. Sans succès.

Le 25 février 1829, le prince de Talleyrand fait don par contrat de la nue-propriété du domaine de Valençay à son petit neveu Louis, à l'occasion du mariage de celui-ci avec Alix, de Montmorency-Fosseux, née en 1810.

Le 26 février 1829, a lieu le mariage religieux, béni par Mgr de Quelen.

Le 1er mars 1829, le roi Charles X institue Louis de Talleyrand Périgord, duc de Valençay.

En juin 1829,Talleyrand et sa nièce sont au Pont-de-Sains.

Le 26 juin 1829, Talleyrand part du Pont-de-Sains, pour les eaux d'Aix-la-Chapelle.

Du 20 au 26 juillet 1829, Talleyrand est à Paris, où il est revenu via Bruxelles.

En août 1829, Talleyrand se retrouve à Valençay, où il est arrivé via Eclimont et Courtalain.

Le 16 août 1829, le prince de Talleyrand est nommé membre du Conseil général de l'Indre en remplacement du duc de Saint-Aignan, décédé.

Le 31 août 1829, Talleyrand est installé Conseiller général de l'Indre à Châteauroux , où il reste une semaine.

Le 28 octobre 1829, le prince de Talleyrand est rentré à Paris. Il souffre de nouveau des yeux.

A la mi-novembre 1829, Talleyrand se rend chez Mme de Dino à Rochecotte, pour se reposer.

C'est la à Rochecotte, qu'Adolphe Thiers et Armand Carrel décident avec leurs hôtes de la création du journal d'opposition, Le National.

1830

Vers le 20 février 1830, Talleyrand est de retour à Paris.

Le 28 février 1830, mort à Paris, de Boson de Talleyrand, le plus jeune frère du prince.

Le 14 avril 1830, Talleyrand part pour Valençay.

Le 12 mai 1830, Talleyrand se rend spécialement à Blois pour y saluer le roi de Naples François Ier et sa suite. Il est éconduit par le duc de Blacas, gentilhomme d'honneur du souverain de passage en France, et invité, à rentrer à Valençay.

Le 15 juin 1830, Talleyrand part aux eaux de Bourbon-l'Archambault où il arrive le 17. Il est accompagné de la "princesse" Tyszkiewitz, de Pauline de Périgord, et de son secrétaire Colmache.

Le 17 juin 1830, de son côté, Mme de Dino arrive à Rochecotte.

Le 24 juillet 1830, le prince de Talleyrand est de retour dans la capitale, rentré précipitamment de Bourbon-l'Archambault. Il fait enlever l'inscription "Hôtel Talleyrand", du fronton de sa demeure, 2, rue Saint-Florentin.
 

AU SERVICE DU ROI-CITOYEN

Le 6 septembre 1830, le prince de Talleyrand est nommé par le roi Louis-Philippe, ambassadeur extraordinaire à Londres.

Le 6 octobre 1830 Talleyrand remet ses lettres de créances, d'ambassadeur.

Le 4 novembre 1830, la Conférence de Londres s'ouvre au Foreign Office. Elle regroupe l'Angleterre, l'Autriche, la France, la Prusse, la Russie et en outre les Pays-Bas.

Le 29 novembre 1830, insurrection de Varsovie.

Le 20 décembre 1830, à l'instigation de Talleyrand, la Belgique est reconnue indépendante.

1831

Le 16 janvier 1831, Talleyrand propose à la conférence de former en Belgique, un état fédéral sur le modèle de la Suisse.

Le 20 janvier 1831, la conférence de Londres décide que la Belgique formera un Etat perpétuellement neutre.

Le 4 juin 1831, le Congrès belge élit roi, le prince Léopold de Saxe-Cobourg.

Le 26 juin 1831, le "traité des dix-huit articles" tente de régler le sort du grand-duché de Luxembourg.

En août 1831, une armée hollandaise envahit la Belgique.

Le 29 septembre 1831, incident à la Chambre des lords, où le marquis de Londonderry critique ouvertement Talleyrand, lequel est aussitôt défendu par le duc de Wellington.

Le 14 octobre 1831, Talleyrand obtient de la conférence la rédaction des "vingt-quatre articles" qui constitueront le traité envisagé.

Le 28 octobre 1831, le prince de Talleyrand quitte ses appartements de l'ambassade de France, 50, Portland Place, pour s'installer 21, Hanover Square.

Le 15 novembre 1831, signature du traité reconnaissant officiellement l'indépendance et la neutralité de la Belgique, par la France, l'Autriche, l'Angleterre, la Prusse et la Russie. Le traité n'est pas respecté par la Hollande. (Il faudra attendre le traité de Londres, du 19 avril 1839).

En décembre 1831, le prince de Talleyrand démissionne de ses fonctions de maire de Valençay; il reste conseiller municipal.

1832

Le 16 mai 1832, mort de Casimir Perrier.

Le 20 juin 1832, Talleyrand quitte Londres pour un congé diplomatique.

Le 22 juin 1832, Talleyrand arrive à Paris.

En juillet 1832, Talleyrand est aux eaux de Bourbon-l'Archambault, accompagné de la "princesse" Tyszkiewitz et de Pauline de Périgord.

Vers le 10 août 1832, Talleyrand est de retour à Paris.

Le 2 septembre 1832, Talleyrand quitte Paris pour Rochecotte.

Le 3 septembre 1832, Talleyrand s'arrête à la préfecture de Tours, chez les Godeau d'Entraigues.

Le 28 septembre 1832, Talleyrand part de Rochecotte pour Paris, où il arrive le 1er octobre 1832.

Le 10 octobre 1832, Talleyrand retourne à Londres, où il arrive le 14 octobre.

Le 26 octobre 1832, une ordonnance royale rétablit la Classe de l'Académie des Sciences morales et politiques au sein de l'Institut de France, créé par la Convention le 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) et supprimée par un arrêt du Premier Consul, le 3 pluviôse an XI (23 janvier 1803). Talleyrand y retrouve sa place.

Le 23 décembre 1832, la place d'Anvers, occupée par la Hollande, capitule.

Dans la nuit du 31 décembre 1832 au 1er janvier 1833, mort de la princesse de Vaudémont, amie et correspondante de Talleyrand.

1833

Le 27 avril 1833, mort du duc Emmerich de Dalberg, ami du Prince, avec lequel il était en relations d'affaires de longue date.

En mai 1833, à Londres, Talleyrand accueille Ferdinand, duc d'Orléans, le fils aîné de Louis-Philippe.

Le 24 septembre 1833, Talleyrand quitte Londres pour Paris.

Le 27 septembre, Talleyrand arrive à Paris.

Le 6 octobre 1833, Talleyrand arrive à Valençay, via Courtalain, chez le duc de Montmorency, tandis que Mme de Dino fait un crochet par Rochecotte.

Le 20 octobre 1833, Talleyrand reprend contact avec son voisin de Châteauvieux, Royer-Collard.

En octobre 1833, le prince de Talleyrand est réélu conseiller général de l'Indre, au premier tour de scrutin.

Vers le 15 novembre 1833, Talleyrand quitte Valençay pour Rochecotte.

Le 28 novembre 1833, Talleyrand est au château de Courtalain.

Le 3 décembre 1833, Talleyrand est à Paris, rejoint par Mme de Dino, le 8 décembre.

Le 15 décembre 1833, Mme de Dino repart pour Londres, suivie par le prince de Talleyrand, dès le 16.

1834

Le 31 mars 1834, à Londres, communion solennelle de Pauline de Périgord. A l'occasion, Pio Cianchettini, neveu de Dussek, compose spécialement la musique de trois cantiques.

Le 22 avril 1834, au nom de la France, Talleyrand signe avec l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal, le traité de la Quadruple Alliance.

Le 19 mai 1834, mort de Lafayette.

Le 24 juin 1834, Talleyrand reçoit l'ordre du Sauveur, de Grèce, et celui du Christ, du Portugal.
Vers la même date, Talleyrand reçoit la grand-croix de l'ordre royal et éminent de Charles III, d'Espagne.

Le 18 août 1834, Talleyrand signe au nom de la France, la convention additionnelle au traité de la Quadruple alliance : c'est le dernier acte de sa vie diplomatique.

Le 22 août 1834, le prince de Talleyrand arrive chez lui, 2, rue Saint-Florentin, à Paris.

Le 25 août 1834, à Londres, Adolphe de Bacourt reçoit au profit de Talleyrand, les insignes de l'ordre portugais de la Conception de Villaviciosa.

Le 2 septembre 1834, la duchesse de Dino, part pour son château de Rochecotte.

Le 3 septembre 1834, Talleyrand part pour son château de Valençay, accompagné de Pauline de Périgord.

Le 10 septembre 1834, Mme de Dino quitte Rochecotte pour Valençay.

Le 15 septembre 1834, Talleyrand accueille à Valençay, le banquier Pierre-César Labouchère.

Le 26 septembre 1834, visite impromptue de George Sand accompagnée de quelques amis; Talleyrand ne se montre pas.

Le 9 octobre 1834, Casimir de Montrond qui est à Valençay depuis plusieurs jours, se brouille avec Mme de Dino : il est sommé de quitter les lieux.

Le 11 octobre 1834, arrive en séjour à Valençay, une importante "colonie" anglaise, conduite par Lady Clanricarde.

Le 15 octobre 1834, la Revue des Deux Mondes publie "Le Prince" sous la plume de George Sand, article cinglant, qui deviendra la VIIIème lettre d'un voyageur .

Le 26 octobre 1834, clou de cette intense période de réception à Valençay, arrive Ferdinand, duc d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe.

Le 29 octobre 1834, suite à la crise ministérielle du moment, le duc d'Orléans repart précipitamment de Valençay pour Paris.
 

LES ANNEES ULTIMES

Le 2 novembre 1834, mort à Tours, de la comtesse Vincent Tyszkiewitz, née Poniatowska, communément appelée "la princesse", vieille amie du Prince, depuis le temps de l'ambassade de Varsovie.

Le 13 novembre 1834, de Valençay, le prince de Talleyrand envoie sa lettre de démission d'ambassadeur extraordinaire à Londres. Mme de Dino et Royer-Collard aident à sa rédaction.

Le 20 novembre 1834, à Valençay, obsèques de la princesse Tyszkiewitz.

Le 23 novembre 1834, le prince de Talleyrand s'adresse au roi Louis-Philippe pour l'informer de sa retraite.

Le 4 décembre 1834, Talleyrand, sa nièce et Pauline sont de retour dans la capitale.

1835

En mars 1835, Talleyrand tient compagnie à sa nièce au château de Rochecotte.

Début juin 1835, Talleyrand s'installe dans sa propriété de Pont-de-Sains.

Le 3 juillet 1835, Talleyrand arrive aux eaux de Bourbonne-les-Bains, tandis que Mme de Dino est en route pour Baden, près Languenau, en Suisse.

Le 2 août 1835, Talleyrand est à Paris, ayant abandonné son projet de voyage en Suisse.

Début septembre 1835, Talleyrand est à Valençay.

Le 15 septembre 1835, Mme de Dino arrive à Valençay.

Le 19 septembre 1835, visite médicale du Dr Bretonneau, venu spécialement de Tours, examiner le Prince.

Le 21 septembre 1835, Talleyrand se rend à Châteauroux, pour participer à la session du conseil général.

Le 24 septembre 1835, Talleyrand est de retour à Valençay.

Vers le 20 octobre 1835, Talleyrand et Mme de Dino sont de retour à Paris.

Le 9 décembre 1835, mort à Paris, 87, rue de Lille, de Mme de Talleyrand.

Le 12 décembre 1835, obsèques de Mme de Talleyrand en présence de ses petits-neveux, Louis, duc de Valençay et Alexandre, comte de Périgord.

1836

En janvier 1836, la santé du prince s'améliore.

Le 30 avril 1836, premier bal de Pauline de Périgord.

Les 8 ou 9 mai 1836, Mme de Dino arrive à Rochecotte.

Le 16 mai 1836, Mme de Dino arrive en éclaireur à Valençay.

Le 17 mai 1836, Talleyrand quitte la rue Saint-Florentin pour Valençay, où il arrive le 19, accompagné de Pauline de Périgord.

Le 1er juin 1836, arrivée à Valençay de l'encombrante Princesse de Lieven, connue à Londres.

Le 16 juin 1836, mauvaise chute de Talleyrand sur le gravier, lors de sa promenade d'après-dîner.

En juillet 1836, nouvelles réceptions : Adrien, prince-duc de Laval, le duc Decazes.

Le 22 juillet 1836, Talleyrand quitte Valençay pour Paris.

Le 2 août 1836, Talleyrand est de retour en Berry.

Le 1er octobre 1836, Talleyrand démissionne de sa charge de conseiller général de l'Indre, qu'il souhaite voir confiée à son petit-neveu Louis, duc de Valençay.

Le 11 octobre 1836, M. Barbier, maire de Valençay vient à mourir. Lui aussi, sera remplacé par le duc de Valençay.

Le 2 novembre 1836, Talleyrand et sa petite-nièce Pauline de Périgord quittent Valençay pour Rochecotte, où les a précédés la duchesse de Dino.

Le 26 novembre 1836, Honoré de Balzac est reçu par Mme de Dino à Rochecotte. Il y est retenu à dîner et y rencontre Talleyrand pour la première fois. Ce dernier l'invite à le venir voir à Valençay, ce qui ne se réalisera pas.

1837

Le 2 février 1837, Talleyrand est rentré 2, rue Saint-Florentin.

Le 30 mai 1837, Talleyrand assiste à Fontainebleau, au mariage de Ferdinand, duc d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwérin.

Le 3 juin 1837, Talleyrand quitte Fontainebleau pour Valençay, où il arrive le 5, après avoir retrouvé le Dr Cogny, à Orléans, la veille, pour dîner et coucher.

Vers le même temps, Casimir de Montrond est invité à revenir à Valençay.

Le 10 juin 1837, à l'occasion de la cérémonie de confirmation, le prince de Talleyrand reçoit Mgr de Villèle, archevêque de Bourges.

Tout au long de l'été 1837, Talleyrand reçoit à Valençay.

Le 26 août 1837, arrive l'historien Mignet, suivi le 28, par le journaliste Cuvillier-Fleury. Le 8 octobre 1837, Talleyrand reçoit à nouveau le duc Decazes.

Le 9 octobre 1837, arrive à Valençay, Adolphe Thiers, accompagné de son épouse, de sa belle-mère, Mme Dosne, et de sa belle-sœur.

Le 5 novembre 1837, Talleyrand arrive à Rochecotte. Quelques jours plus tard, Mme de Dino tombe malade.

En cette année 1837, le prince de Talleyrand et le duc de Valençay ont été réélus à l'unanimité, membres du conseil municipal de Valençay.

1838

Le 6 janvier 1838, toujours accompagné de Pauline de Périgord, le prince de Talleyrand quitte Rochecotte pour Paris; c'est son dernier long voyage.

Le 27 janvier 1838, au cours d'une réception à l'ambassade d'Angleterre, Talleyrand fait une mauvaise chute sur le parquet.

Le 6 février 1838, l'abbé Dupanloup, invité par la duchesse de Dino à venir fêter la Sainte Dorothée à l'hôtel Talleyrand, décline l'invitation.

Le 18 février 1838, sur injonction de Mgr de Quelen, archevêque de Paris, l'abbé Dupanloup est conduit à visiter le prince de Talleyrand, gravement malade :  la "conversion" de Talleyrand est en marche et va prendre de longues semaines, orchestrée précisément par Mme de Dino, Mgr de Quelen, Pauline de Périgord et l'abbé Dupanloup.

Le 3 mars 1838, le prince de Talleyrand, prononce sans lunettes, à l'Académie des Sciences morales et politiques, l'Eloge du comte Reinhard, son collègue diplomate, décédé le 25 décembre précédent.

Le 28 avril 1838, meurt à Saint-Germain-en-Laye, Archambaud, duc de Talleyrand, frère puîné du prince et auteur des branches Talleyrand-Valençay et Talleyrand-Dino.

Le 12 mai 1838, l'état de santé du prince de Talleyrand, déjà préoccupant, s'aggrave : le malade est atteint d'un anthrax dans la région lombaire.

Le 17 mai 1838, à 6 heures du matin, Charles-Maurice, prince de Talleyrand, signe sa déclaration de rétractation et sa lettre au Pape Grégoire XVI.

Le 17 mai 1838, vers 8 heures du matin, le roi Louis-Philippe accompagné de Mme Adélaïde, sa soeur, rend visite au prince de Talleyrand, à l'article de la mort.

Le 17 mai 1838, à 3 heures 35 de l'après-midi, le prince de Talleyrand s'éteignait à  l'âge de 84 ans 3 mois et 15 jours.

Le 22 mai 1838, célébration en l'église de l'Assomption, toute proche, des obsèques officielles du Prince de Talleyrand.

Le 5 septembre 1838, inhumation définitive du Prince de Talleyrand, à Valençay, dans la crypte de la "chapelle des Sœurs" (Congrétation des Filles de la Croix).

Le 8 septembre 1838, au couvent de la Délivrande, près de Caen, bénédiction par Mgr de Quelen d'une statue en bronze de la Vierge fidèle, offerte en reconnaissance de la mort chrétienne du Prince.
 

BREF EPILOGUE

Par son testament daté de Londres, le 10 janvier 1834, le Prince de Talleyrand avait institué sa nièce, Mme la duchesse de Dino, sa légataire universelle.

Dès le 18 mai 1838, Me Châtelain, notaire, présentait le testament du prince au président du tribunal de première instance de la Seine.

Louis, fils aîné de la duchesse, né en 1811, recouvrait la pleine propriété de Valençay. Dès 1838, il était fait chevalier de la Toison d'or d'Espagne mais devra attendre le 19 avril 1845 pour accéder à la Pairie. Pauline de Périgord, fille de la duchesse, recevait la terre du Pont-de-Sains.

Le 27 juin 1838, Mme de Dino et sa fille partaient pour Bade.

Le 3 juillet 1838, l' "Hôtel Talleyrand" était vendu aux enchères pour 1.181.000 francs au baron James de Rothschild,

Les 9 juillet 1838 et jours suivants, la bibliothèque parisienne du Prince, 412 numéros, était vendue à son tour.

Lorsque, le 2 septembre 1838, le convoi funèbre de Talleyrand quitta Paris à destination de Valençay, il amenait également les corps d'Archambaud, duc de Talleyrand, frère du prince, et celui de Yolande de Valençay, fille du duc de Valençay, morte en bas âge.

La duchesse de Dino et sa fille étaient absentes, conformément à l'usage français, tout comme lors des obsèques parisiennes.

Elles n'arrivèrent à Paris, que le 4 septembre 1838.

Le 5 septembre 1838 eurent lieu les obsèques valencéennes, en présence des seules autorités locales. Aucune autorité départementale ou politique n'était présente.

Le 10 avril 1839, Pauline de Périgord épousera Henri, marquis de Castellane, début d'une longue succession d'alliances entre les deux familles.

Le 8 octobre 1839, Alexandre de Périgord, second fils de Mme de Dino, épousera Valentine de Sainte-Aldegonde.

La duchesse de Dino, quant à elle, devenue duchesse de Talleyrand à la mort d'Archambaud (28 avril 1838), deviendra duchesse de Sagan, le 6 janvier 1845.
 

André BEAU, février 2000