Association Les Amis de Talleyrand
Cinquième Assemblée générale  13/09/2003 à Tours

Compte-rendu

L’Assemblée Générale de l’association des «  Amis de Talleyrand » s’est tenue à Tours le 13 septembre 2003 dans le salon Rockefeller de l’hôtel de l’Univers.

Précédemment prévue à Valençay, le 17 mai 2003 lors de la fête commémorative du bicentenaire de l’achat du château, cette A.G. avait du être reportée pour cause de planning trop chargé.

L’assemblée s’ouvre donc à 17 heures 15 avec une trentaine de membres présents sous la présidence d’André Beau qui lit le rapport d’activité consacré à la fête des 17 et 18 mai 2003 à Valençay et aux nombreuses démarches effectuées par le bureau pour obtenir des subventions permettant le financement équilibré des festivités, (voir allocution du Président André Beau en annexe). L'assemblée remercie et félicite le bureau pour ces excellentes journées.

Ensuite Monsieur Jacques Brun, trésorier de l’association, présente les comptes de l’exercice 2002-2003 que vous trouverez en annexe.
Ces comptes sont approuvés à l’unanimité des présents et représentés.

A la date du 13 septembre 53 membres de l’association sont à jour pour le paiement de leur cotisation 2003 – 2004.

Il est décidé à l’unanimité que pour la période 2004 – 2005 la cotisation sera portée à 30 euros par personne et 40 euros pour les couples.

Puis vient le renouvellement du bureau : plusieurs membres ne se représentant pas dont notre président ; il est fait appel à candidature.

Se présentent et sont élus à l’unanimité

Madame Françoise Aubret-Ehnert, présidente
Madame Anne de Bagneux, vice-présidente
Monsieur Jean Le Métayer, vice-président
Monsieur Patrick Prunier, secrétaire
Monsieur Pierre Combaluzier, secrétaire adjoint
Monsieur Jacques Brun, trésorier
Madame Christiane Collin, membre correspondant
Monsieur Philippe Maillard, membre correspondant

L’assemblée générale, sur proposition de Jean le Métayer, nomme André Beau président d’honneur à l’unanimité sous les applaudissements et rejoint le bureau.

Un projet de voyage à Sagan fin juin ou début juillet 2004 est évoqué.
La parole est donnée à l’assemblée. Un nouveau membre, Monsieur Alain Lempereur, directeur de l’Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation en Europe, institut dépendant de l’Essec, nous fait part de l’organisation d’un colloque international début février 2004 consacré au prince des diplomates ; colloque auquel il souhaite la participation active de l’association et de ses membres.

Ceci clôt l’assemblée générale vers 19 heures. A la suite se réunit le bureau nouvellement constitué qui confirme Françoise Aubret-Ehnert comme présidente ainsi que les attributions des autres membres.

Après la réunion du bureau un repas est pris en commun à l’hôtel de l’Univers dans une bonne ambiance où les échanges d’idées et d’opinions entre les membres se multiplient.
Après le repas, la conférence de monsieur Imants Lancmanis, conservateur du château de Rundale en Lettonie, retenu pour des raisons familiales, n’ayant pu avoir lieu, un débat sur la très récente biographie d’Emmanuel de Waresquiel, parue chez Fayard : Talleyrand, le prince immobile, met en lumière la grande qualité de cet ouvrage, nonobstant quelques erreurs dans les notes et quelques imperfections dans l’impression de l’ouvrage dues à une sortie précipitée du livre.
Le débat se clôt à 23 heures.


Le lendemain dimanche, nous nous sommes retrouvé à Saint-Patrice sur les bords de Loire au château de Rochecotte. Il fut jadis la propriété de la duchesse de Dino ; à l’issue d’un excellent repas, précédé d’un apéritif pris sur la terrasse du premier étage dans le cadre de ce magnifique relais-château, notre présidente nous fit la lecture d’un historique du château. Celui-ci se trouve sur le site de l’association à la rubrique « lieux »

Profitant de notre présence sur lieux, nous visitâmes différentes parties du château : la chapelle situé à l’emplacement de la chambre du prince, la chambre de la duchesse de Dino et les écuries classées aux monuments historiques et récemment restaurées ; ces écuries datent de l’époque des Castellane. Vers 17 heures nous nous séparâmes pour rejoindre nos pénates.


Allocution du Président André Beau


CHERS AMIS, MESDAMES, MESSIEURS, BIENVENUE à TOUTES  et à TOUS,
Je déclare ouverte la cinquième Assemblée Générale de l’Association des Amis de Talleyrand.
Je me permets de regretter l’absence de plusieurs de nos membres à cette réunion dans la capitale de la Touraine qui, à ce que nous savons, présente bien des traces, visibles ou non, des passages de notre grand personnage. Se sont formellement excusés :
-    Mme Pauline de Bartillat-Castellane
-    Mme Christiane Pitot
-    Mme Marie Rey
-    Mme Marie-France Charré
-    Mme Christiane Collin
-    Mr Claude Doucet
-    Mr Max Ducout
-    Mr Jean Bader
-    Mr Thomas

Bien évidemment, nous aurions aimé profiter de leur présence.

RAPPORT MORAL  ET D'ACTIVITE
Si vous le permettez, c'est sans transition que je vais passer à la lecture du rapport moral et d'activité, traditionnel.
Mes premiers mots seront pour vous rappeler, qu'en mars 2003, nous avons perdu Mme Gaston Palewski, dernière du nom de Talleyrand-Périgord. Durant de trop brèves années, elle nous a largement manifesté son soutien.

J'en reviens donc au 20 octobre 2002, jour de notre quatrième assemblée générale, tenue à Paris, en l'hôtel de Sagan devenu l'ambassade de Pologne.
Je pense que nous avons été satisfaits de cette belle journée dans un lieu historique où venait d'être tournée pour la télévision la saga "Napoléon". Indépendamment des anachronismes, notre Talleyrand ne s'y retrouvait pas exactement dans les attitudes que nous lui connaissons. Mais l'approximation est souvent l'apanage des films prétendus historiques.
A l'issue de cette 4ème A.G., nous avions pris date pour notre cinquième rendez-vous statutaire. Nous l'avions fixé, non pas à aujourd'hui, mais au 24 mai 2003, à Valençay, dans la perspective de la commémoration du bicentenaire de l'acquisition du château par le "citoyen" Talleyrand-Périgord".
Pierre Guimbretière et moi étions sur le coup, si j'ose dire, depuis le mois de novembre 2001. Je rappellerai une nouvelle fois les démarches incessantes entreprises du printemps â l'automne 2002 pour cadrer au mieux notre assemblée générale, limitée par force à un rassemblement général, non plus le 24 mai 2003, mais le 17. C'était répondre au voeu de l'un de nos soutiens, le Conseil général de l'Indre, désireux d'organiser à Paris, le 24 mai, les Journées du Berry à Paris. Finalement, les deux manifestations se télescopèrent en partie, mais nous n'y étions pour rien.
Que d'idées, que d'échanges, que de calculs prévisionnels nous envahirent alors, Pierre et moi. Et quid du financement, hormis les contributions des adhérents ?
Nous escomptions une aide de la ville de Valençay, une autre du département de l'Indre, une autre encore de la Région.
Les promesses verbales des uns et des autres mirent du temps à se concrétiser. Et si la D.R.A.C. de la Région Centre ne s'était pas décidée le 20 juin 2003 à nous accorder une aide spécifique à l'organisation de l'exposition installée au château, on pourrait dire que les démarches tentées et reçues à Orléans, l’ont été en pure perte.

Qu'importe ! Nous avons couru le risque. Nous sommes parvenus à obtenir la réservation de 30 chambres, sur les 54 que comporte le "Relais du moulin", après plusieurs discussions, et il nous fallait verser un acompte substantiel avant le 30 novembre 2002. Nous pûmes faire étendre ce délai de quelques semaines, mais sachez que la subvention promise sans garantie par le Conseil général, ne fût connue officiellement que le 24 janvier 2003. La participation de la ville elle-même, ne fut connue que beaucoup plus tard : 900 euros, somme qui peut paraître modeste mais qui sous-entendait des prestations en nature d'importance non négligeable.
Toujours est-il que, pratiquement chaque semaine, et durant plusieurs mois, Pierre Guimbretière ajustait puis modifiait sur le papier l'importance des engagements que nous pourrions supporter sans trop de risques. Et je ne vous décrirai pas la pression qui régnait dans les derniers jours qui précédèrent le résultat que vous connaissez.
A ce succès auquel mon nom n'a été que trop souvent associé, je vous assure qu'il faut évidemment joindre celui de Pierre Guimbretière, démarcheur infatigable, et aussi celui de Jacques Brun, trésorier devenu malgré lui secrétaire-adjoint, pour ne citer que ces deux-là.
J'en conclus que, globalement, nous avons tout lieu d'être satisfaits, les uns et les autres.
Notre timing" notamment, s'est trouvé particulièrement bien respecté et nous aurions eu beaucoup de mal à y inclure une assemblée générale.
Françoise Aubret nous a livré un compte-rendu de ce charmant week-end. Je ne détaillerai donc pas davantage, sauf à redire nos remerciements à tous ceux qui, à un moment ou à un autre ont oeuvré pour notre succès :
-    Mme Nicole Gotteri, pour sa conférence ;
-    Marc du Pouget, pour l'exposition, toujours en cours ;
-    Yvan Lambert et sa troupe, pour sa magistrale représentation du "Souper", dans un décor tout à fait adapté ;
-    Marie-Joëlle Godefroy, pour son trop court récital d'airs du temps, et ce, malgré le manque d'attention d'une partie de l'assistance ;
-    Lou Flagel pour ses facultés de maîtresse de ballet et à laquelle on ne pouvait qu'obéir ;
-    les bénévoles de "Capval" et de la "Guérouée de Gâtines", pour leur présence et leur motivation.

En dehors de cette brève évocation de notre "rassemblement" réussi, dont il subsiste heureusement un grand nombre de photographies, que peut-on remarquer de nouveau, depuis notre rendez-vous du 20 octobre dernier ?
Dans le domaine des ventes publiques, essentiellement le passage à l'hôtel Drouot, le 26 février, d'un portrait de Talleyrand, jeune homme, ni signé, ni daté, parti à 5.000 euros mais heureusement préempté par le Conseil général de l'Indre, lequel porte de plus en plus attention aux souvenirs du Valençay d'hier, ce qui ne peut que nous réjouir. Il figure à notre exposition.
Bien que, jusqu'à présent, je ne m'y sois jamais risqué, je puis vous énumérer les nouveautés littéraires :
- vous connaissez certainement tous, dans la collection "En verve" des éditions Horay, l’essai de classification des "mots" de Talleyrand, tels que des historiens ou la tradition nous les ont rapportés; travail réalisé par notre ami Eric Schell;
- Françoise Heilmann, dont je ne sais rien, nous a gratifiés d'un imposant Talleyrand ou l'amour secret du premier européen qui nous ramène à l'ascendance supposée du peintre Delacroix, sans rien nous démontrer d'affirmatif. Je n'ai jamais écrit sur le sujet et je me demande ce que je viens faire dans la "bibliographie" de ce roman de plus de 400 pages;
- Michel de Decker, en spécialiste d'amoureux célèbres, a sorti chez Belfond un Talleyrand - Les beautés du diable, roman qui n'apporte pas davantage de révélations, avec une couverture illustrée mal attribuée;
- Jacques-Alain de Sédouy, plus sérieux, nous propose Le Congrès de Vienne L'Europe contre la France 1812-1815. Peut-être est-ce l'Europe contre la France, c'est surtout l'auteur contre Talleyrand dont notre ami Jacques Brun s'est déjà occupé sur le FORUM, activité à laquelle je ne puis techniquement participer mais toujours activée par notre dévouée Françoise Aubret;
- Me faut-il vous parler de Le Huit de la romancière américaine Katherine Neville : 700 pages d’un thriller où apparaît Talleyrand
- Enfin, sorti tout chaud des presses de la maison Fayard, nous arrive Talleyrand Le Prince immobile, d'Emmanuel de Waresquiel. Ce n'est pas du roman mais un livre où, à la suite lointaine de Jules Cambon, l'auteur voit dans Talleyrand, un homme du 18ème siècle. Nous en parlerons sûrement ce soir, puisque, il nous faut le déplorer, le docteur Imants Lancmanis est dans l'impossibilité de venir de Lettonie, nous parler de la brillante famille des Courlande, ainsi qu'il avait été prévu.

Quant à la bonne ville de Tours qui nous accueille, vous savez sûrement que Talleyrand la traversa plusieurs fois :
- dans sa prime jeunesse, lorsqu'on le conduisait à Chalais, chez son arrière-grand-mère, la princesse du même nom;
- lorsque en 1780, la province ecclésiastique de Tours a la charge de nommer un agent général du clergé. Elle désigne, par procuration passée devant Maitre Thénon notaire à Tours, le 10 mai de cette année là messire Charles–Maurice de Talleyrand-Périgord, prêtre du diocèse de Paris, abbé de Saint Denis de Reims, vicaire général du même diocèse et chapelain de la chapelle simple et sans résidence sous l’invocation de Saint Jean l’Evangéliste fondée et desservie dans l’église collégiale et paroissiale de Saint-Venant à Tours (église disparue, place de Châteauneuf, l’une des 23 églises détruites totalement);
- en août 1808, pour se rendre à Nantes, près de l'Empereur, remontant de Bayonne, alors que lui, Talleyrand, venait de Valençay devenu prison d'Etat;
- à partir de novembre 1828, sur le doux chemin qui le menait chez sa tendre Dorothée;
- il faut y ajouter les arrêts à la Préfecture, chez M. Godeau d'Entraigues, préfet d'Indre-et-Loire de 1830 à 1847 dont vous savez tous maintenant, si vous étiez à la visite de La Moustière, le 18 mai, que Mme d'Entraigues était née princesse Santa-Croce et par la suite, pupille des époux Talleyrand;
- c'est à Tours, place Saint-Venant, que la comtesse Tyszkiewitz, née Poniatowska, vécut ses dernières années et y mourut en novembre 1834, avant que son corps ne fut ramené à Valençay sur les ordres du Prince, son vieil ami de 27 ans;
- le médecin particulier de Talleyrand de 1821 à 1836, Jean-Baptiste Mège, vécut longtemps à la ville proche de Saint-Cyr-sur-Loire; il ne mourra, qu'en 1871. Souvenons-nous aussi que le célèbre médecin tourangeau, Bretonneau, vint tout exprès à Valençay, en 1835, pour ausculter Talleyrand en proie à des palpitations cardiaques;

Pour conclure, le général Alava, diplomate espagnol, aimait à se reposer en Touraine. De cet ami, Talleyrand a écrit « Il ne lui est pas facile de changer d'opinion, car je ne sais pas celle qu'il n'a pas eue. Du reste, au travers d'une révolution il faut excuser cela". Faut-il voir là un plaidoyer pro domo dans ce propos`datant de 1836 ? Je vous laisse juge...

Merci de votre attention.
André Beau, président



ASSOCIATION DES AMIS DE TALLEYRAND
Ass. Loi de 1901
COMPTES DE L'EXERCICE 2002 - 2003
Assemblée Générale 13 septembre 2003




RECETTES
DEPENSES
08/11/2002
Caisse remise par M. A. BEAU

2909,88

Dépenses





Pour les adhérents 17 mai 2003
6466,62



Pour l'organisation et l'exposition 17 mai 2003
9617,65



Pour l'Assemblée Générale 13 septembre 2003
316,21



Autres dépenses
1754,95



TOTAL DEPENSES


18155,43





Recettes





Dons et subventions
6634



Cotisations 2002-2003
940



Cotisations 2003-2004
1050



Part. adhérents bicentenaire 17 mai 2003
10008



Part. adhérents Assemblée Générale 13 septembre 2003
1395



Part. adhérents Rochecotte 14 septembre 2003
638



Autres recettes
1500



TOTAL RECETTES

22165,00







Disponible :  6919,45









Paiements en cours

309,21


Remises en banque en cours


676

Position mensuelle banque début septembre: 6552,66